Tabliers croisés : coup double !

9 mai 2016 at 8 h 03 min

Le tablier croisé est un basique pour les couturières qui confectionnent des vêtements d’enfant. Je ne m’y étais pas encore essayée, mais j’ai décidé d’en faire deux : un pour ma nièce et un pour mon neveu. J’ai pris le modèle du livre d’Astrid Le Provost (Intemporels pour bébé).

L’avantage non négligeable de ce modèle, c’est qu’il est vraiment d’une très grande simplicité. Je le recommande à toutes les débutantes !! J’ai choisi de faire un tablier en taille 1 an et un autre en taille 3 ans. Dans ma lancée, je n’ai pas lu les instructions et… j’ai coupé beaucoup trop de pièces ! De quoi faire 4 tabliers et non 2 comme prévu. Ce n’est pas grave, j’ai gardé les deux tabliers en trop, je trouverai bien quelqu’un à qui les offrir !

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Le résultat a été très bien : le tablier est un poil trop grand (mais à peine), celui pour ma nièce est pile à sa taille. Pour le tissu, j’ai pris des restes de tissus (mais de jolis restes), histoire de faire un peu descendre mon stock qui malgré mes efforts ne veut pas diminuer (il faut dire que mes efforts font aussi que j’achète souvent du tissu !)

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Comme j’ai beaucoup aimé ce modèle à coudre, je pense que ça va être désormais l’un des cadeaux que je vais systématiquement faire aux enfants autour de moi !!

Tissus utilisés pour les tabliers croisés :
Tissu coton bleu (Butinette)
Tissu coton à motifs gris (Butinette)
Tissu coton rose à motif (mercerie Laines et tissus)
Tissu coton rose à pois (cadeau de ma soeur)
Autres fournitures utilisées pour les tabliers croisés :
Boutons pression (mercerie Laines et Tissus)

La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero

8 décembre 2015 at 15 h 34 min

Quête d'Ewilan

Il y a 3 mois, j’ai sorti le premier tome de la Quête d’Ewilan pour me rendre compte si la puce était assez grande pour lire cette merveilleuse série. J’ai donc lu le premier chapitre pour voir et… je n’ai finalement pas arrêté et j’ai relu tous les tomes suivants !! La puce a été vite oubliée… jusqu’à récemment où je lui ai prêté le premier tome de cette série, qu’elle a dévoré.

J’avais lu cette merveilleuse série il y a 10 ans. Je suis très heureuse de la relire : j’avais conservé de bons souvenirs de certains passages, mais j’en ai redécouvert bien d’autre avec joie !!

La Quête d’Ewilan est l’histoire de Camille. Elle découvre un jour qu’elle a un don : elle sait dessiner. C’est-à-dire faire basculer dans la réalité ce qu’elle imagine. Et cette découverte s’accompagne d’une autre tout aussi surprenante : elle vient d’un autre monde, Gwendalavir, où la guerre fait rage. Le royaume est assiégé de toutes parts, menacé par les Rhaïs (guerriers cochons venus du nord) et les Tsliches (sorte de mante religieuse géante). Les Sentinelles, dessinateurs les plus doués de l’Empire, ont été emprisonnées et ne peuvent plus défendre Gwendalavir. Ewilan va tenter de sauver ce monde qui est le sien, avec l’aide de son ami Salim et d’autres personnes rencontrées dans sa quête.

On est pris dès les premières lignes dans cette histoire passionnante. Le très regretté Pierre Bottero avait vraiment un don pour l’écriture, et on est tout de suite happé dans cette histoire. Le monde qu’il décrit mélange avec bonheur des éléments familier et fantastiques. En suivant les aventures d’Ewilan, on se promène dans tout le pays, et c’est tout simplement merveilleux.

Les personnages peuvent sembler caricaturaux mais il n’en est rien : Siam la jeune et belle guerrière semble placer l’honneur et la force au dessus de tout, mais n’est-elle pas trop fascinée par la puissance ? Maître Duom est sage et savant, cependant il paraît très bougon. Le rêveur Artis Valpierre semble très effacé, mais fait parfois preuve d’une force inattendue. Le groupe de compagnons d’Ewilan fonctionne ainsi très bien, et chaque personnage a un intérêt et peu trouver un écho chez le lecteur.

C’est un peu difficile de dire tout l’enthousiasme et tout le plaisir que j’ai eu à relire cette série. L’action avance vite, mais il y a des moments de pause bienvenus, le rythme et le ton de l’auteur sont justes. Bref, c’est un réel bonheur à lire et relire !

La Quête d’Ewilan est suivie par Les Mondes d’Ewilan. Le ton de l’auteur y est plus mature, les aventures sont bien plus sombres que dans la première trilogie (le tome d’ouverture La Forêt des captifs notamment est assez noir). De plus, Pierre Bottero a réussi à trouver une fin parfaite pour cette saga, tout en nuances.

A noter que le troisième tome d’une autre de ses séries (Ellana, qui se centre sur la marchombre, personnage phare de la saga des Ewilan) se passe après les événements d’Ewilan, et fait en quelque sorte office de suite.

Harlem, sur la route du diable de Goum et Boriau

31 juillet 2015 at 8 h 09 min

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Harlem est un petit garçon afro-américain qui vit avec sa mère et ses sœurs dans un logement dont le propriétaire cherche à les expulser. Mais la famille garde espoir car le grand frère, Jazz, vient de signer un contrat avec une maison de disque. Il offre à Harlem une guitare et lorsque celui-ci se met à jouer, le fantôme d’un jazzman apparaît !! Et lui apprend que son frère est en danger car le diable veut son âme…

Encore une nouvelle masse critique Babelio qui me permet de recevoir cette BD. J’ai apprécié l’histoire même si j’ai regretté que tout se déroule trop rapidement. Il manque un peu de profondeur pour que je puisse adhérer complètement au tout. Les personnages sont agréables, mais je n’ai pas trouvé le second du diable assez crédible. Harlem par est très attachant, tout comme sa sœur Baba.

Côté graphismes et couleurs, autant dire que ce n’est vraiment pas le style de dessins que je préfère. Trop léché, trop informatisé… Néanmoins, ils ont une touche de moderne et les couleurs collent très bien à l’histoire et sont très jolies.

Un album sympathique, mais qui manque néanmoins d’une petite touche pour être vraiment attachant.

Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs

3 juin 2015 at 9 h 02 min

Miss Peregrine

Je suis tombée sur des critiques élogieuses de ce livre un peu par hasard. Je l’ai donc réservé à la médiathèque pour m’en faire une idée. Première surprise : c’était un livre de littérature de jeunesse alors que je m’attendais à un ouvrage « pour adultes ». Mais comme j’aime beaucoup le littérature de jeunesse, cela ne m’a posé aucun souci.

Deuxième surprise, ce livre est largement illustré de photos. Celles-ci sont inquiétantes et complètement incluses dans l’histoire. Assez effrayantes parfois, je crois que si j’avais vu le livre avant de le réserver je ne l’aurais peut-être pas lu car ce n’est pas du tout mon univers. J’aurais eu tort…

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Ce roman nous parle de Jacob. Enfant, il était captivé par les histoires étranges et fantastiques que lui racontait son grand-père. Quelques années plus tard, gosse de riche un peu paumé, il assiste à la mort horrible de son grand-père et cela va le traumatiser. Afin de surmonter sa peine et ses terreurs, il va partir sur les traces des histoires fantastiques de son enfance…

J’ai été prise dans l’histoire dès le début. C’est très inquiétant parfois, effrayant même, mais très prenant. On se doute vite de la vérité concernant les histoires d’Abe mais on a envie d’en savoir plus. Le roman s’essouffle un peu au milieu je trouve, lorsque Jacob découvre le secret de Cairnholm. Mais le plaisir de lire reste et j’ai dévoré la fin.

La déception a été que ce roman n’est que le premier tome d’une série. Je pensais que c’était un tome unique, et j’avoue être un peu dépitée d’avoir à lire la suite… Car si l’auteur a prévu une série longue il faudra attendre des mois entre les tomes. En attendant, je vais déjà me procurer le tome 2 qui est déjà paru. C’est quand même signe que ce livre est une réussite non ?

Balade sens dessus dessous de Shiro Fujimoto

9 mai 2015 at 18 h 53 min

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Lors de la dernière Masse Critique de Babelio consacrée à la littérature de jeunesse, j’ai eu le plaisir de recevoir Balade sens dessus dessous de Shiro Fujimoto (allez, pour le plaisir on l’écrit en japonais : ねずみのえんそくもぐらのえんそく, histoire que mes 2 ans de cours de japonais n’aient pas été inutiles). Je l’avais sélectionné car en grande passionnée du Japon j’étais curieuse de découvrir un nouvel exemple de la littérature de jeunesse de ce pays.

Premier bon point : « l’objet-livre » est très beau et solide. Belles couleurs, couverture épaisse, pages également. Yoaké est un éditeur que je ne connaissais pas mais qui fait bien les choses.

L’histoire de cet album est très simple : profitant du beau temps, la classe des souris part se promener. Sous terre, la classe des taupes fait de même. Une balade ressemblant à une petite aventure, et qui montre de quelle manière chaque action des unes influe sur le parcours de l’autre.

Première surprise : il y a très très peu de texte. Certaines pages en sont vierges. Je dois avouer que ça déroute, et du coup c’est assez difficile par moments pour une lecture à haute voix. Cependant ces pages sont assez rares, et si l’enfant feuillette tout seul, cela ne pose aucun problème. Autre très léger bémol : les dessins s’étalent sur des doubles pages, ce qui est très agréable mais pose un souci au niveau de la pliure. Car certaines actions s’y passent et à moins d’ouvrir l’album en grand et donc de l’abîmer, on y voit mal. Dommage…

Ce sont néanmoins deux petits points qui n’entachent pas le plaisir de lecture et la qualité de l’album. Les dessins sont juste à croquer : les petites souris tout comme les petites taupes sont adorables. Les couleurs sont jolies, entre pastel et teintes plus vives. Le dessin est tout en douceur, très agréable à regarder et re-regarder (oui, un album se lit de nombreuses fois, il ne faut pas se lasser entre deux lectures !) L’histoire est sympathique et rigolote. Chaque classe va être confrontée à des soucis, ou des surprises amusantes. De nombreux obstacles ponctuent la balade, et chaque classe fait des rencontres permettant à l’enfant lecteur de découvrir des insectes ou des petits animaux (fourmis, serpent, mille-pattes…) L’interaction entre les deux classes fait tout le sel de l’aventure et ravira l’enfant.

Au final, un album que je recommande vivement pour les petits entre 2 et 5 ans !!

Comme onze comprend de Janet Evanovich

6 mai 2015 at 8 h 59 min

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Après l’excellent tome 10, je me suis ruée sur le tome 11 des aventures de Stéphanie Plum. Tout aussi réjouissant que le précédent !!

Stéphanie est décidée : elle en a assez des galères et démissionne de son boulot de chasseuse de primes. Il paraît que l’usine de boutons embauche… Elle va tenter de trouver un boulot calme. Mais elle enchaîne les échecs et les plans foireux. Et ne peut rompre totalement les ponts avec son ancien boulot. D’autant plus qu’on cherche à la tuer pour une raison mystérieuse…

Encore une fois, je me suis régalée !! C’est vraiment une lecture anti-stress et bon pour le rire. Stéphanie est toujours la même, elle a la poisse car même lorsqu’elle veut changer de vie, les événements s’acharnent contre elle.

Côté enquête, j’avoue avoir été un poil déçue par le fin mot de l’histoire, un peu trop en contradiction avec ce qu’on a lu dans tous les autres tomes de la série. Malgré tout, même si ce volume n’est pas le meilleur il n’en reste pas moins très bon. Et maintenant, il va falloir attendre bien des mois avant le tome suivant…

La citadelle des ombres – Prélude : Le prince bâtard de Robin Hobb

5 mai 2015 at 8 h 34 min

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L’un des éléments principaux de la fameuse série de l’Assassin Royal de Robin Hobb (indispensable à lire pour tout amateur de fantasy !) est la possession du Vif par le héros, Fitz. Ici, Robin Hobb nous raconte l’origine de la haine pour le Vif par les habitants des Six Duchés, et donc l’histoire du célèbre Prince Pie.

Le récit est fait à la première personne par Félicité, jeune domestique attachée au service de la princesse Prudence. Elle va assister à l’histoire d’amour entre prudence et un jeune étranger, puis à la naissance et à la vie du Prince Pie, doté du Vif.

J’ai bien aimé l’histoire et comme toujours, la plume de Robin Hobb est juste parfaite pour décrire personnages et événements. J’ai trouvé la chute de l’histoire très bien trouvée. Cependant, il m’a manqué un petit quelque chose pour être complètement convaincue et comblée, un petit goût de trop peu. Il faut dire que c’est plus une nouvelle qu’un roman tant c’est court… Dommage, mais c’est une lecture bien agréable tout de même, que je ne regrette pas !

Dix de retrouvés de Janet Evanovich

10 avril 2015 at 10 h 01 min

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Le voici, le voilà, le tant attendu (au moins 10 ans d’attente !!) nouveau tome des aventures de Stéphanie Plum. J’avais été plutôt échaudée par les deux livres de nouvelles publiés l’an dernier (Un trèfle à quatre Plum et Une Plum sous le sapin) du coup, c’est un peu nerveuse que j’ai commencé la lecture de ce nouveau tome. Je n’aurais vraiment pas dû.

Dès les premières pages, on retrouve Stéphanie et tout son entourage tels qu’on les aime. Pas de Diesel et de situation paranormales en vue, l’histoire a le temps de se poser. J’ai ri comme une folle tout le long de ma lecture. Stéphanie est toujours aussi poissarde, sa mamie toujours déjantée, Lula aussi frappadingue. Ranger et Morelli tiennent une bonne place dans cette aventure !

Ce tome commence sur les chapeaux de roues : dès les premières lignes, la voiture de Stéphanie part en fumée à cause d’un cocktail Molotov. Elle se met à dos un gang et voit sa tête mise à prix. Elle doit donc se cacher. Elle profite de l’absence de Ranger pour s’installer chez lui. Mais elle continue quand même à courir après les fugitifs et à aller se goinfrer de gâteau chez ses parents.

Alors oui, s’il faut pinailler, je dirais qu’il est par moment légèrement agaçant que Stéphanie n’arrive pas à se décider entre Ranger et Morelli. Et que la fin tourne un peu trop vite court. Mais ce sont des broutilles, à côté du plaisir que m’a procuré ma lecture !!

Et maintenant, j’ai le tome 11 qui me tend les bras !!

Belles d’intérieur : le kimono

10 avril 2015 at 9 h 58 min

Pour le concours du printemps organisé par les Fées Tisseuses, j’ai présenté 2 projets. Le premier consiste en un ensemble d’intérieur, avec la nuisette déjà présentée. Nuisette qui s’assortit avec kimono jardin d’été pioché dans le livre Belles d’intérieur.

Réalisation simplissime, avec toutefois ce souci que j’ai déjà noté dans mes réalisations précédentes issues de ce livre : les finitions ne sont pas géniales. Mais comme je le savais, j’ai fait en sorte qu’ici elles le soient ! Et c’est juste parfait.

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J’ai vraiment galéré comme une folle avec ce modèle. Non pas qu’il soit difficile, loin de là, mais je n’avais quasiment plus de tissu à coeur et il fallait que ceux-ci soient dans le bon sens pour la bordure… Bref, j’y suis finalement arrivée, mais la bordure est deux fois moins large qu’il n’aurait fallu. Cela n’est pas choquant, et me convient quand même… Quand au tissu principal, c’est un jersey ajouré acheté aux Coupons de Saint-Pierre.

Ce que je referai sur ce modèle : ajouter des passants pour la ceinture qui ne tient pas du tout.

Et voici l’ensemble porté !!! Plutôt chouette non ?

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Enchantement de Orson Scott Card

4 mars 2015 at 9 h 06 min

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La famille d’Ivan s’apprête à fuir l’URSS. En attendant ce départ, lui et ses parents séjournent chez un cousin en Ukraine. Là, Ivan découvre une princesse endormie mais un monstre le fait fuir. Bien des années plus tard, Ivan devenu adulte n’a jamais totalement oublié cet épisode de sa vie. A l’occasion de recherches pour sa thèse, il retourne chez son cousin, et retrouve la princesse.

Je l’ai lu il y a bien 10 ans mais je ne m’en rappelais plus. Je l’ai trouvé à médiathèque il y a quelques mois et j’ai lu la quatrième de couverture. Là j’ai pensé « ça me dit quelque chose ». Je l’ai pris et effectivement dès les premières pages, je m’en suis rappelé… sans vraiment me souvenir !!

Cette fois-ci (comme la première certainement) j’ai pris un immense plaisir à cette lecture et j’ai dévoré le livre. C’est frais, fluide, plein d’action, mais sans paraître fébrile. J’ai aimé les personnages, même si j’ai trouvé par moments qu’ils s’adaptent un peu trop facilement à « l’autre monde ».

Cette relecture du conte de la Belle au bois dormant est une réussite.