Une nouvelle tunique 21 !!

7 novembre 2015 at 9 h 12 min

Les Fées tisseuses ont lancé un nouveau concours en septembre. Le thème : les bonnes résolutions de la rentrée ! Des bonnes résolutions, j’en avais beaucoup et des idées de couture en rapport avec également !

Avec l’homme de la maison, on a décidé de se reprendre des cours de japonais. La cousette idéale pour coller à cette résolution m’est apparue tout de suite : utiliser un patron japonais, et un tissu japonais ! J’avais les deux à la maison, je me suis donc lancée très vite.

J’ai voulu refaire le modèle de tunique n°21 du livre Élégance et sobriété déjà réalisé il y a quelques mois, en apportant pas mal de petites modifications simples. Cette fois-ci, j’ai supprimé les fronces pour préférer un pli creux (qui malheureusement n’est pas assez marqué, le rendu de ce que j’ai fait ne me convainc pas). J’ai remplacé les manches 3/4 du modèle de base par des manches longues, boutonnées au bout afin de pouvoir porter ma tunique en hiver et à la mi-saison. La goutte et le cordon du haut ont été supprimés car j’ai préféré coudre une fente indéchirable accompagnée de boutons. Et j’ai ajouté un passepoil blanc sur le devant.

Aucune difficulté particulière à noter. Les fentes indéchirables m’ont pris un peu de temps mais une fois que j’ai compris comment faire, ça a été tout seul.

Tunique 21 du livre Elégance et sobriété

Et tadaaaa !! Une superbe tunique parfaitement portable en toutes occasions. Un peu trop longue malheureusement, mais ce n’est pas un gros défaut car si c’est rectifiable si j’ai envie. Carton plein à la maison car mon homme et la puce ont adoré !

Tunique 21 du livre Elégance et sobriété Tunique 21 du livre Elégance et sobriété

Tissu utilisé pour la tunique 21 version japonaise :
Coton japonais (A Little Mercerie)
Autres fournitures :
Passepoil blanc (mercerie Laines et Tissus)
4 boutons (Noz)

Balade sens dessus dessous de Shiro Fujimoto

9 mai 2015 at 18 h 53 min

Balade sens dessus dessou

Lors de la dernière Masse Critique de Babelio consacrée à la littérature de jeunesse, j’ai eu le plaisir de recevoir Balade sens dessus dessous de Shiro Fujimoto (allez, pour le plaisir on l’écrit en japonais : ねずみのえんそくもぐらのえんそく, histoire que mes 2 ans de cours de japonais n’aient pas été inutiles). Je l’avais sélectionné car en grande passionnée du Japon j’étais curieuse de découvrir un nouvel exemple de la littérature de jeunesse de ce pays.

Premier bon point : « l’objet-livre » est très beau et solide. Belles couleurs, couverture épaisse, pages également. Yoaké est un éditeur que je ne connaissais pas mais qui fait bien les choses.

L’histoire de cet album est très simple : profitant du beau temps, la classe des souris part se promener. Sous terre, la classe des taupes fait de même. Une balade ressemblant à une petite aventure, et qui montre de quelle manière chaque action des unes influe sur le parcours de l’autre.

Première surprise : il y a très très peu de texte. Certaines pages en sont vierges. Je dois avouer que ça déroute, et du coup c’est assez difficile par moments pour une lecture à haute voix. Cependant ces pages sont assez rares, et si l’enfant feuillette tout seul, cela ne pose aucun problème. Autre très léger bémol : les dessins s’étalent sur des doubles pages, ce qui est très agréable mais pose un souci au niveau de la pliure. Car certaines actions s’y passent et à moins d’ouvrir l’album en grand et donc de l’abîmer, on y voit mal. Dommage…

Ce sont néanmoins deux petits points qui n’entachent pas le plaisir de lecture et la qualité de l’album. Les dessins sont juste à croquer : les petites souris tout comme les petites taupes sont adorables. Les couleurs sont jolies, entre pastel et teintes plus vives. Le dessin est tout en douceur, très agréable à regarder et re-regarder (oui, un album se lit de nombreuses fois, il ne faut pas se lasser entre deux lectures !) L’histoire est sympathique et rigolote. Chaque classe va être confrontée à des soucis, ou des surprises amusantes. De nombreux obstacles ponctuent la balade, et chaque classe fait des rencontres permettant à l’enfant lecteur de découvrir des insectes ou des petits animaux (fourmis, serpent, mille-pattes…) L’interaction entre les deux classes fait tout le sel de l’aventure et ravira l’enfant.

Au final, un album que je recommande vivement pour les petits entre 2 et 5 ans !!

Détective Conan de Gosho Aoyama

17 mars 2015 at 11 h 00 min

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Shinichi Kudo est un lycéen passionné d’enquête policières. Il a d’ailleurs quelques succès à son actif et collabore régulièrement avec la police. Mais un jour où il se promène avec sa petite amie Ran, il devient gênant pour « Les hommes en noir » et se voit administrer un poison. Celui-ci ne le tue pas, mais le fait rajeunir. Et le voilà obliger de se faire passer pour Conan Edogawa, un écolier de 6 ans. Personne n’est au courant, excepté le professeur Agasa , un savant qui va l’aider. Et Conan va être hébergé chez Ran, et aider le père de celle-ci, détective privé, à résoudre des énigmes.

A la base, cette série était destinée à être lue par la puce. Mais heu… Elle est encore un peu jeune ! Les scènes sont parfois gore (victime démembrée, pendue ou clouée au mur par un sabre) et parfois très inquiétantes. Cependant, certaines enquêtes sont de son âge, et elle peut tout à fait les lire, ce qu’elle fait sans attendre dès qu’elle a notre feu vert. Mais pour d’autre c’est niet !

Comme je n’ai pas 9 ans mais XX ans (on ne demande pas son âge à une demoiselle) j’ai le droit de tout lire. Et je dois avouer que c’est plutôt réussi comme série. Les dessins sont simples au départ, mais sont meilleurs au fil des tomes. Les histoires sont bien menées et prenantes. La solution de l’enquête est toujours complexe et bien travaillée, on se prend vraiment au jeu d’essayer de découvrir qui est le coupable.

Les fameux hommes en noir sont inquiétants, et apparaissent de temps à autre au détour d’une histoire. Conan les recherche car il veut récupérer une dose du poison qui lui a été administré afin que le professeur Agasa puisse fabriquer un antidote.

Une série bien sympathique donc. Mais longue… très longue… On en est déjà à plus de 70 tomes !! Et la médiathèque est très loin de tous les posséder malheureusement… On se débrouillera pour les lire autrement !

La Tour fantôme tome 1 de Taro Nogizaka

18 janvier 2015 at 22 h 22 min

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Une nouvelle Masse critique au compteur ! Cette fois-ci, les Bds et mangas étaient à l’honneur, et j’ai reçu le premier tome de La Tour fantôme.

En 1952, une vieille femme a été assassinée de façon horrible, attachée aux aiguilles d’une énorme horloge. La tour où le lieu du crime se trouve est alors considérée comme maudite. Deux ans après ce crime affreux, Taïchi Amano va se retrouver confronté au mystère de la tour, et être lui aussi attaché à l’horloge. Il sera sauvé in extremis par Tetsuo, un personnage assez mystérieux.

J’avoue avoir du mal à faire une critique du premier tome de cette série. Je ne m’attendais pas du tout à ce type d’histoire. Oui, l’histoire est sombre, mais je pensais qu’elle serait traitée plutôt de manière classique. Or il n’en est rien, et ma lecture m’a plutôt mise mal à l’aise.

D’une part, à cause du personnage principal, Taïchi Amano. C’est le anti-héros par excellence. On ne s’identifie pas du tout à lui, impossible même d’avoir de l’empathie pour lui : il agit vraiment comme un repoussoir. Pervers (et ne s’en cachant pas), menteur, tordu, il n’a aucune qualité. Mais je pense que son personnage évoluera par la suite car sa réaction face à la mère de son amie dévoile un autre aspect de sa personnalité… sauf s’il se laisse entraîner dans une autre direction.

Les personnages secondaires ne sont pas plus réjouissants. Nous avons Tetsuo, qui semble gentil mais se révèle tout de suite très mystérieux, sombre et manipulateur, le procureur, carrément flippant et dérangeant, l’ancien camarade de classe de Taïchi, désagréable et hautain… Sans parler de ceux dont on ne connait pas encore l’identité. Au milieu de tout ça, rares sont les personnages qui semblent sympathiques, et étrangement il s’agit des deux filles de ce premier volume. Mais même elles ont leur part d’ombre.

En outre, j’ai trouvé ce manga vraiment trop sombre et glauque. L’ambiance est très poisseuse, limite malsaine. C’est dû au comportement des divers protagonistes, mais également (et c’est plus compréhensible) à l’histoire en elle-même. En fait, l’auteur est dans la lignée des histoires horrifiques japonaises, très sombres et effrayantes.

Alors pourquoi ai-je du mal à établir une critique de ce manga ? Parce que, même si je n’ai pas aimé, je pense que ce premier tome a quand même des qualités. Le dessin est bon, un peu trop léché peut-être mais très travaillé. L’histoire, si l’on enlève le côté glauque qui m’a dérangée, est bien ficelée et peut vraiment donner envie de lire la suite. Même moi qui aies trouvé que ce n’était pas à mon goût suis curieuse de savoir comment tout cela va évoluer. Ce manga n’est donc pas pour moi, mais pour peu que l’on soit client de ce genre de série, je pense que c’est un titre qu’il ne faut certainement pas négliger.

Les enquêtes du limier de Jirô Taniguchi

14 novembre 2014 at 19 h 36 min

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Taniguchi, on peut avoir l’impression que c’est toujours la même chose. Mais ce n’est pas le cas. Il y  des bons opus et d’autres qui plaisent moins. Pour moi, Les enquêtes du limier fait partie de la première catégorie.

Taku Ryûmon a pour spécialité de rechercher des chiens de chasse disparus. Ses enquêtes se suivent et ne se ressemblent pas. Dans ce premier tome, se sont deux enquêtes que nous allons suivre.

Je ne parlerai pas du dessin qui est du Taniguchi pur jus, très fouillé et beau. Côté personnage, on a affaire à un héros assez bourru, mais droit. On suit avec plaisir ses enquêtes. J’ai été très touchée par la seconde concernant le chien d’aveugle, que j’ai trouvée très belle. J’ai été heureuse de savoir que depuis l’histoire que j’avais lue dans Tokyo Babylon la situation a changée.

Un bon tome, nul doute que je lirai la suite !

Totto-chan, la petite fille à la fenêtre de Tetsuko Kuroyanagi

17 octobre 2014 at 19 h 44 min

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Tetsuko, dite Totto-chan, est une petite japonaise de 6 ans qui vient de se faire renvoyer de son école. Sa mère décide alors de l’inscrire dans un nouvel établissement tenu par un pédagogue hors pair : M. Kobayashi. Totto-chan va très vite s’intégrer et nous faire découvrir cette école hors du commun.

J’ai découvert ce roman totalement par hasard chez mon libraire il y a des années. La couverture rose pastel ainsi que le titre (très ressemblant à deux de mes surnoms) m’ont attiré l’oeil. Je l’ai acheté sur un coup de coeur (assez rare chez moi, je mets beaucoup de temps pour me décider d’ordinaire) et ne le regrette pas !! Cette histoire autobiographique (elle se déroule au moment de la 2ème Guerre Mondiale qui est cependant quasi absente du roman) est vraiment bien. L’héroïne, vive et enjouée, est très attachante, tout comme ses camarades de classe. Ses petites bêtises, ses découvertes, son quotidien scolaire sont une joie à découvrir. On est attendri, touché, ému et on rit beaucoup par moments. On retrouve un petit goût d’enfance. L’auteur nous offre la vision d’une école qu’on aurait tous aimé avoir, une école vers laquelle on se précipiterait le matin avec bonheur. Le directeur est un merveilleux pédagogue, l’enseignant que l’on peut rêver d’avoir, ou que l’on a eu. Il comprend parfaitement les enfants et fait tout pour leur donner du bonheur et les instruire. L’écriture est simple, sans prétention, cela se lit très vite. J’ai cependant été gênée à une ou deux reprises par certains éléments d’histoire inconnus en Occident mais qui ne comptent que quelques lignes, et ne changent rien à l’ensemble de l’histoire. Ce n’est qu’aujourd’hui, où je connais mieux le Japon et notamment le système scolaire très rigide obligeant les enfants à vivre dans un moule, que je comprends à quel point l’école de M. Kobayashi est exceptionnelle. Un gros coup de coeur !!

Chi, une vie de chat de Konami Kanata

8 octobre 2014 at 14 h 26 min

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Un petit chaton perdu est recueilli par une famille. Ils vont s’apprivoiser et Chi va devoir tout apprendre et tout découvrir : la litière, un chien, le soleil, tout est nouveau pour elle !

J’ai craqué pour ce manga tout mignon ! C’est publié dans le sens de lecture français et c’est en couleur. C’est très drôle de voir les réactions de Chi et l’interprétation qu’en fait sa nouvelle famille. Un exemple : Chi est tout fier de faire pipi sur le linge propre ! Car il n’a du coup pas fait pipi par terre ! Bien sûr, il ne comprend pas la réaction de la maman, furieuse !!

Au fil des tomes, les choses évolues et l’univers de Chi s’agrandit. Elle fait des rencontres, ses réactions sont toujours drôles. J’ai les les 8 premiers tomes sans me lasser. Et puis, comment ne pas craquer devant la bouille de cette canaille ?

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Je l’ai offert à une petite fille de 10 ans, pas très lectrice, qui s’est acheté toute la série tant elle a aimé ! Et la puce aussi a été conquise. Même mon chéri, qui déteste les chats, s’est surpris à lire avec plaisir quelques pages des aventures de ce petit chat espiègle.

Le poids des secrets d’Aki Shimazaki

8 octobre 2014 at 12 h 33 min

Bien que très intéressée par le Japon et sa culture, j’ai toujours eu une certaine répugnance à me lancer dans la littérature nippone. Les mangas pas de souci, mais allez savoir pourquoi j’ai une image (forcément erronée) d’une littérature complexe, torturée et pas facile d’accès.

J’ai voulu surmonter ça. Mis à part le classique Haruki Murakami et son Kafka sur le rivage, je n’ai jamais trouvé (ni vraiment cherché) de roman à mon goût. Il y a quelques mois, j’ai voulu surmonter cette lacune. Après des recherches, j’ai décidé de tenter de lire la série du Poids des secrets de Aki Shimazaki. Et je n’ai pas eu à regretter ce choix.

Cet auteur est japonaise et vit au Canada. Ses influences sont visiblement autant japonaises qu’occidentales. Peut-être ceci explique-t-il que son style soit si facile d’accès…

Sa pentalogie Le poids des Secrets comporte 5 volumes. Chacun se centre sur un personnage différent, tous étant reliés les uns aux autres par une histoire commune. J’avais un peu peur que ce soit redondant, mais l’auteur fait plus que raconter un même événement vu par divers personnages.

Aki Shimazaki

Tsubaki est le premier tome. Il raconte l’histoire de Yukiko. Cette désormais grand-mère va raconter son enfance dans le Japon de la guerre, jusqu’à un jour tragique dans sa vie.

Hamaguri nous montre le point de vue de Yukio, un adolescent japonais que Yukiko a rencontré.

Tsubame se centre sur la vie de Mariko, la mère de Yukiko.

Wasurenagusa est le tome consacré à Kenji, le père de Yukio.

Enfin, Hotaru est une sorte de synthèse, contée par la petite fille de Mariko.

J’avais très peur que ce soit glauque, sombre, trop triste. En effet, l’histoire n’est pas gaie. Mais j’ai aussi été soufflée par la beauté de l’écriture de Aki Shimazaki. Elle écrit de manière magique, magistrale. Tout est en retenu, très délicat. C’est triste oui, mais toujours juste et malgré les événements décrits, très doux.

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J’ai aussi été surprise par la réflexion faite autour de la guerre et des bombes atomiques dans le premier tome. Il est vrai que hormis les faits on n’en sait pas grand chose. Cela m’a permis d’en apprendre davantage, de réfléchir différemment.

Alors pourquoi ont-ils quand même lâché ces deux bombes, grand-mère ? Les victimes étaient pour la plupart des civils innocents. Plus de deux cent mille personnes ont été tuées en quelques semaines ! Quelle est la différence avec l’Holocauste des nazis ? C’est un crime !

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Après le premier tome, le second m’a paru un peu en dessous. Il faut dire que l’histoire était déjà connue. J’ai eu assez peur de la lassitude que j’aurais avec le troisième tome.

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Que nenni ! Cette fois-ci, l’histoire change complètement d’optique, et les événements évoqués dans les deux tomes précédents sont ici à peine effleurés.  Rien n’est répété et on entre toujours plus profondément dans la vie cachée des personnages. Je ne sais pas comment le livre a été reçu au Japon mais je l’ai trouvé assez subversif dans la mesure où l’auteur évoque la condition des Coréens, massacrés et mis au ban de la société japonaise. Ce troisième tome m’a légèrement déçue car les sentiments, qui sont le point fort du récit, m’ont semblés secondaires.

Au-dessus de moi, un couple d’hirondelles passe rapidement. Elles vont et viennent entre le toit d’une maison et un fil électrique. Elles partiront bientôt vers un pays chaud. J’aimerais bien voyager librement comme elles. Ma mère m’a dit une fois : « Si on pouvait renaître, j’aimerais renaître en oiseau. »

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Le tome suivant est plus intimiste, plus centré sur les sentiments et m’a davantage plu.

J’aimerais rencontrer la femme qui a besoin de moi et dont j’ai besoin aussi. J’aimerais dormir en la tenant dans mes bras, en touchant sa peau douce et chaude, en caressant ses cheveux, son visage, son cou…

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Enfin, le dernier tome n’offre rien de vraiment nouveau, mis à part une révélation bien légère. Ce qui est dommage mais néanmoins clôt très bien ce cycle familial.

Babel offre une très belle édition, bien traduite. Mais malheureusement, assez chère : les romans sont relativement courts (lus en moins d’une heure) mais coûtent 6,50€. Cela peut sembler cher… Mais je ne regrette pas mon achat, ces volumes occupent désormais une place de choix dans ma bibliothèque. Je me suis précipité sur l’autre série phare de cet auteur… mais j’en parlerai une autre fois !