L’Exposition Harry Potter à la Cité du Cinéma

29 juin 2015 at 8 h 05 min

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Je suis une très grande fan d’Harry Potter. J’ai vu les films de nombreuses fois, lu les livres encore plus souvent (et en anglais pour les trois derniers ! Pour une qui n’aime pas trop cette langue et n’est pas douée c’est plutôt pas mal…) Mon chéri m’a offert à Noël il y a quelques années le coffret ultime et trop trop beau contenant tous les films ainsi que de nombreux goodies.

Pour Noël cette année, l’homme m’a offert des billets d’entrée à l’Exposition Harry Potter qui avait lieu à la Cité du Cinéma à Saint-Denis. Un petit week-end en famille car la puce venait avec nous, et allait voir pour la première fois la capitale !

Alors cette expo, ça donnait quoi ?

Non non je ne suis pas du tout à fond !!

Non non je ne suis pas du tout à fond !!

Nous sommes arrivés de bonne heure. Les billets étant vendus avec des horaires fixes, nous avons donc attendu. Mais pas trop ! L’attente se faisait devant une immense image du photo de Poudlard, des affiches de tous les films. Et chaque groupe de visiteurs était invité à poser devant un fond vert avec la baguette de son choix (photo à récupérer à la fin pour ceux qui veulent). J’ai eu la baguette de Severus, c’est pas la classe ?

On rentre ensuite en petit groupe dans une pièce où nous attend le Choixpeau. Malheureusement, seuls trois volontaires auront le privilège de le porter et d’être envoyé dans la maison de leur choix. Réservé aux enfants, je n’ai pas pu le faire (et j’ai mis la honte à l’homme en levant le doigt pour être volontaire et en râlant sur le fait que les adultes n’y ont pas droit). La salle suivante propose une reproduction du Poudlard Express.

Viennent ensuite les décors, costumes et accessoires du film. Chaque personnage a une « vitrine » dédiée, plus ou moins importante selon la place qu’il occupe dans la série. Harry, Hermione et Ron se taillent la part du lion. On peut voir les « vrais costumes » portés par les acteurs.

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Je bondissais partout, mais un seul m’intéressait vraiment. Celui du professeur Rogue bien sûr !! Très sobre et sombre, comme son personnage.

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Nous avons pu voir les mandragores de la classe de Mme Pomfresh.

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Oui, on avait de les soulever et les entendre crier !

Il y avait également un jeu de quidditch en miniature (que je n’ai pas pu essayé, car il était squatté par un jeune délinquant en culotte courte qui n’a pas cédé sa place !!) La cabane de Hagrid était reproduite, et on pouvait ainsi voir la taille qu’il est sensé avoir. On est largement à l’aise à deux dans son fauteuil !!

On a traversé la forêt interdite. Des pièces du jeu d’échec enchanté par McGonagall étaient là également. J’ai beaucoup aimé la statue du cimetière de Little Hangleton.

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Viennent ensuite divers décor des films. Les décrets d’éducation du professeur Ombrage étaient tous là !!

La dernière pièce présente la grande salle… mais bien petite. Il y avait les costumes portés par les personnages lors du bal de Noël, mais pas tous ce qui était dommage (notamment la robe de Fleur… j’aurais bien aimé la voir « en vrai »).

Alors, au final, qu’est-ce que je retire de cette expo ? Un peu de déception. Il ne nous a fallu que 25 à 30 minutes pour en faire le tour en prenant notre temps. Nous avons choisi de ne pas prendre d’audioguide, cela se serait peut-être révélé plus intéressant. La lumière était assez mauvaise tout au long de la visite, impossible d’avoir de belles photos avec nous. La boutique elle-même était décevante. Je sais bien que l’univers des films était en avant, mais j’ai été désappointée de ne même pas trouver un seul livre ! Et pourtant, je m’étais préparée à acheter le Grand livre des créatures, car il était basé sur les films !!

Grand livre créatures magiques

Nous n’avons pensé à la photo à récupérer qu’une fois partis. Sur le moment cela ne m’a pas perturbée, mais maintenant je regrette un peu de ne pas avoir au moins ce souvenir.

Au final, cette expo m’a donné une envie très forte : celle de découvrir le Warner Bros studio tour à côté de Londres car il est paraît-il merveilleux !!

Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs

3 juin 2015 at 9 h 02 min

Miss Peregrine

Je suis tombée sur des critiques élogieuses de ce livre un peu par hasard. Je l’ai donc réservé à la médiathèque pour m’en faire une idée. Première surprise : c’était un livre de littérature de jeunesse alors que je m’attendais à un ouvrage « pour adultes ». Mais comme j’aime beaucoup le littérature de jeunesse, cela ne m’a posé aucun souci.

Deuxième surprise, ce livre est largement illustré de photos. Celles-ci sont inquiétantes et complètement incluses dans l’histoire. Assez effrayantes parfois, je crois que si j’avais vu le livre avant de le réserver je ne l’aurais peut-être pas lu car ce n’est pas du tout mon univers. J’aurais eu tort…

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Ce roman nous parle de Jacob. Enfant, il était captivé par les histoires étranges et fantastiques que lui racontait son grand-père. Quelques années plus tard, gosse de riche un peu paumé, il assiste à la mort horrible de son grand-père et cela va le traumatiser. Afin de surmonter sa peine et ses terreurs, il va partir sur les traces des histoires fantastiques de son enfance…

J’ai été prise dans l’histoire dès le début. C’est très inquiétant parfois, effrayant même, mais très prenant. On se doute vite de la vérité concernant les histoires d’Abe mais on a envie d’en savoir plus. Le roman s’essouffle un peu au milieu je trouve, lorsque Jacob découvre le secret de Cairnholm. Mais le plaisir de lire reste et j’ai dévoré la fin.

La déception a été que ce roman n’est que le premier tome d’une série. Je pensais que c’était un tome unique, et j’avoue être un peu dépitée d’avoir à lire la suite… Car si l’auteur a prévu une série longue il faudra attendre des mois entre les tomes. En attendant, je vais déjà me procurer le tome 2 qui est déjà paru. C’est quand même signe que ce livre est une réussite non ?

Enchantement de Orson Scott Card

4 mars 2015 at 9 h 06 min

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La famille d’Ivan s’apprête à fuir l’URSS. En attendant ce départ, lui et ses parents séjournent chez un cousin en Ukraine. Là, Ivan découvre une princesse endormie mais un monstre le fait fuir. Bien des années plus tard, Ivan devenu adulte n’a jamais totalement oublié cet épisode de sa vie. A l’occasion de recherches pour sa thèse, il retourne chez son cousin, et retrouve la princesse.

Je l’ai lu il y a bien 10 ans mais je ne m’en rappelais plus. Je l’ai trouvé à médiathèque il y a quelques mois et j’ai lu la quatrième de couverture. Là j’ai pensé « ça me dit quelque chose ». Je l’ai pris et effectivement dès les premières pages, je m’en suis rappelé… sans vraiment me souvenir !!

Cette fois-ci (comme la première certainement) j’ai pris un immense plaisir à cette lecture et j’ai dévoré le livre. C’est frais, fluide, plein d’action, mais sans paraître fébrile. J’ai aimé les personnages, même si j’ai trouvé par moments qu’ils s’adaptent un peu trop facilement à « l’autre monde ».

Cette relecture du conte de la Belle au bois dormant est une réussite.

La Tour fantôme tome 1 de Taro Nogizaka

18 janvier 2015 at 22 h 22 min

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Une nouvelle Masse critique au compteur ! Cette fois-ci, les Bds et mangas étaient à l’honneur, et j’ai reçu le premier tome de La Tour fantôme.

En 1952, une vieille femme a été assassinée de façon horrible, attachée aux aiguilles d’une énorme horloge. La tour où le lieu du crime se trouve est alors considérée comme maudite. Deux ans après ce crime affreux, Taïchi Amano va se retrouver confronté au mystère de la tour, et être lui aussi attaché à l’horloge. Il sera sauvé in extremis par Tetsuo, un personnage assez mystérieux.

J’avoue avoir du mal à faire une critique du premier tome de cette série. Je ne m’attendais pas du tout à ce type d’histoire. Oui, l’histoire est sombre, mais je pensais qu’elle serait traitée plutôt de manière classique. Or il n’en est rien, et ma lecture m’a plutôt mise mal à l’aise.

D’une part, à cause du personnage principal, Taïchi Amano. C’est le anti-héros par excellence. On ne s’identifie pas du tout à lui, impossible même d’avoir de l’empathie pour lui : il agit vraiment comme un repoussoir. Pervers (et ne s’en cachant pas), menteur, tordu, il n’a aucune qualité. Mais je pense que son personnage évoluera par la suite car sa réaction face à la mère de son amie dévoile un autre aspect de sa personnalité… sauf s’il se laisse entraîner dans une autre direction.

Les personnages secondaires ne sont pas plus réjouissants. Nous avons Tetsuo, qui semble gentil mais se révèle tout de suite très mystérieux, sombre et manipulateur, le procureur, carrément flippant et dérangeant, l’ancien camarade de classe de Taïchi, désagréable et hautain… Sans parler de ceux dont on ne connait pas encore l’identité. Au milieu de tout ça, rares sont les personnages qui semblent sympathiques, et étrangement il s’agit des deux filles de ce premier volume. Mais même elles ont leur part d’ombre.

En outre, j’ai trouvé ce manga vraiment trop sombre et glauque. L’ambiance est très poisseuse, limite malsaine. C’est dû au comportement des divers protagonistes, mais également (et c’est plus compréhensible) à l’histoire en elle-même. En fait, l’auteur est dans la lignée des histoires horrifiques japonaises, très sombres et effrayantes.

Alors pourquoi ai-je du mal à établir une critique de ce manga ? Parce que, même si je n’ai pas aimé, je pense que ce premier tome a quand même des qualités. Le dessin est bon, un peu trop léché peut-être mais très travaillé. L’histoire, si l’on enlève le côté glauque qui m’a dérangée, est bien ficelée et peut vraiment donner envie de lire la suite. Même moi qui aies trouvé que ce n’était pas à mon goût suis curieuse de savoir comment tout cela va évoluer. Ce manga n’est donc pas pour moi, mais pour peu que l’on soit client de ce genre de série, je pense que c’est un titre qu’il ne faut certainement pas négliger.

Seuls – Bruno Gazzotti et Fabien Vehlmann

11 janvier 2015 at 14 h 06 min

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Tome 1 : La disparition
Tome 2 : Le maître des couteaux
Tome 3 : Le clan du requin
Tome 4 : Les cairns rouges
Tome 5 : Au cœur du Maëlstrom

Cinq enfants se réveillent un matin absolument seuls dans la ville. Les adultes et les autres enfants ont tous disparus. Ils vont chercher à éclaircir ce mystère tout en survivant par leurs propres moyens dans ce monde qui paraît désormais très étrange.

Le premier tome pose les bases de l’histoire et met en place une atmosphère très étrange et assez étouffante. Dès le second tome, ça s’accentue, et on sent que cette BD n’est pas destinée aux plus jeunes enfants. C’est assez dérangeant et parfois violent. La tendance se confirme avec les tomes suivants. Il ne faut donc pas la mettre dans les mains des jeunes lecteurs.

Les cinq premiers tomes forment un premier cycle. Qui finit de façon étrange, mais qui se suffit à lui-même. Le dessin est simple, les dialogues collent à chaque personnage. On se laisse prendre très rapidement dans l’histoire. Ces enfants vont vite grandir et avoir des attitudes d’adultes.

Une belle découverte que cette série, dont j’attends la lecture des tomes suivant avec impatience !!

Lockwood and Co tome 1 de Jonathan Stroud

28 décembre 2014 at 10 h 46 min

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Je connaissais Jonathan Stroud de par son excellente trilogie de Batimeus. J’avais également lu Héros de la Vallée qui m’avait nettement moins enthousiasmée. J’étais donc curieuse de découvrir cette nouvelle série. Les Masses critiques de Babelio m’ont permis de l’avoir très vite !

L’histoire met le fantastique à l’honneur. Il y a une cinquantaine d’année, le Problème est apparu. Des Visiteurs (nom donné aux fantômes) hantent désormais les lieux, obligeant les gens à se protéger et à ne pas sortir la nuit. Seuls les enfants sont aptes à les voir et les combattre. Des agences pour aider les gens à se débarrasser des Visiteurs se créent. Lockwood and Co est la plus petite de Londres. Et c’est là que Lucy va trouver du travail.

Un peu anxieuse de savoir si Jonathan Stroud avait réussi à être à la hauteur de mes attentes. Et franchement, il les a largement dépassées ! Ça a été un régal de lire ce roman, que j’ai dévoré.

Débarrassons-nous d’abord des quelques rares points négatifs, qui ne sont en rien imputables à Jonathan Stroud. Il s’agit de la forme. La quatrième de couverture dévoile l’enquête que vont devoir mener les héros, mais qui n’arrive qu’après 250 pages soit la moitié du roman. Je trouve ça assez moyen… Tout comme d’indiquer la critique du New York Times « l’univers familier de Sherlock Holmes et Watson, revisité à l’aune du paranormal ». Mouais… Fan de Sherlock Holmes, je n’ai absolument pas vu trace de lui ou de quoi que ce soit qui m’y fasse penser au cours de ma lecture (hormis le fait que l’action se déroule à Londres). Autre chose, la pastille rouge indiquant « Stroud est un génie – Rick Riordan » a le don de m’agacer prodigieusement car je ne connais pas ce Rick Riordan et je ne vois pas en quel honneur son nom et son avis apparaissent, d’autant que son avis me semble exagéré. Car oui, si Jonathan Stroud a écrit un excellent roman, il n’y a quand même pas de quoi crier au génie.

Ceci étant dit, le roman en lui-même est vraiment très prenant. On découvre donc Lucy et Lockwood dans une affaire qui tourne mal. Engagés pour assainir une maison, ils y mettent le feu et c’est le début des ennuis. Dans ce premier tome, on découvre Londres et la société qui y vit, dans la peur des Visiteurs. Lockwood est un jeune homme assez désinvolte, qui part à la chasse aux fantômes sans prendre trop de précautions. Lucy est dotée d’un Talent très fort (elle peut, à partir d’objets, en apprendre sur leurs propriétaires, et peut entendre les Visiteurs). Et George, troisième et dernier membre de l’agence, s’occupe des recherches aux archives. Tous ont leurs caractéristiques, sont plus ou moins sympathiques (Lucy est la narratrice, elle n’aime pas George donc il nous apparait naturellement assez antipathique).

Les personnages sont très bien croqués et décrits, même si les adultes apparaissent un peu trop caricaturaux à mon goût. De même, j’avais deviné le fin mot de l’histoire concernant le meurtrier d’Annabel Ward très tôt. Cependant, tout est fluide et se lit avec plaisir. Là où le roman est vraiment génial, c’est durant les scènes de lutte contre les Visiteurs. J’ai été complètement prise dedans, et j’avoue avoir stressé et avoir eu peur, surtout lors de l’enquête au manoir. De ce point de vue, le roman est vraiment très réussi !

Quand on pénètre dans une maison occupée par un Visiteur, il est toujours préférable de faire vite. C’est une des premières règles que l’on apprend : ne jamais hésiter, ne pas s’attarder sur le seuil.

Nul doute que les tomes qui vont suivre seront aussi passionnants, et nous en apprendront davantage sur le Problème. J’ai hâte de les lire !