Popular Tags:

Le costume d’infirmière

8 octobre 2014 at 18 h 09 min

Un vendredi soir de mars, tout était calme dans la ville. Jusqu’à ce que la puce nous apprenne que moins d’une semaine plus tard aurait lieu le carnaval de son école, et qu’il lui fallait un déguisement, « maison » s’il vous plaît !!! Et auquel les enfants doivent participer. De quoi s’arracher les cheveux.

Après une tentative avortée de Petit chaperon rouge, la puce s’est finalement décidée pour un costume d’infirmière. Infiniment plus simple à faire ! Elle aime bien m’aider, elle a pu y participer en cousant un peu. J’ai trouvé un modèle que le site de Petit Citron : il s’agit d’un tablier simple, idéal pour être cousu rapidement. Modèle qui n’a d’ailleurs pas emballé la puce quand elle l’a vu !! Une fois commencé à assembler elle vient zieuter et me sort « wouhaa, mais c’est super joli en fait ». Ben oui mamz’elle !! Je l’ai monté assez vite : ayant auparavant galéré sur un tablier, je savais exactement comment faire et n’ai pas perdu de temps.

J’ai cousu une coiffe sur le modèle d’un bandeau à cheveux, rajouté de la feutrine pour faire les croix et roulez jeunesse ! Alors, elle est pas belle notre Florence Nightingale ?

Mars 2014 - 001 - Copie

Chi, une vie de chat de Konami Kanata

8 octobre 2014 at 14 h 26 min

index7

Un petit chaton perdu est recueilli par une famille. Ils vont s’apprivoiser et Chi va devoir tout apprendre et tout découvrir : la litière, un chien, le soleil, tout est nouveau pour elle !

J’ai craqué pour ce manga tout mignon ! C’est publié dans le sens de lecture français et c’est en couleur. C’est très drôle de voir les réactions de Chi et l’interprétation qu’en fait sa nouvelle famille. Un exemple : Chi est tout fier de faire pipi sur le linge propre ! Car il n’a du coup pas fait pipi par terre ! Bien sûr, il ne comprend pas la réaction de la maman, furieuse !!

Au fil des tomes, les choses évolues et l’univers de Chi s’agrandit. Elle fait des rencontres, ses réactions sont toujours drôles. J’ai les les 8 premiers tomes sans me lasser. Et puis, comment ne pas craquer devant la bouille de cette canaille ?

images1index7

Je l’ai offert à une petite fille de 10 ans, pas très lectrice, qui s’est acheté toute la série tant elle a aimé ! Et la puce aussi a été conquise. Même mon chéri, qui déteste les chats, s’est surpris à lire avec plaisir quelques pages des aventures de ce petit chat espiègle.

Le Journal du Colonel Brandon d’Amanda Grange

8 octobre 2014 at 14 h 05 min

index7

Je me suis lancée dans la lecture du Journal du Colonel Brandon en étant à la fois impatiente et anxieuse. Impatiente parce que le Colonel Brandon est mon personnage masculin préféré de l’oeuvre de Jane Austen. Ceux qui me connaissent savent que je voue un culte à l’acteur qui l’incarnat si magnifiquement dans l’adaptation d’Ang Lee. Anxieuse car j’avais peur d’être déçue. J’avais bien apprécié le Journal de Mr Darcy du même auteur, ce qui ne m’avait pas empêché d’être critique sur plusieurs choses. Or ici, nulle déception !!

J’avais reproché au précédent roman de cet auteur d’être beaucoup trop fidèle au roman original, et de se poser en redite de celui-ci. Avec le Journal du Colonel Brandon, je n’ai pas du tout eu cette impression au contraire !!

Le roman commence plus de 15 ans avant les événements que raconte Jane Austen. Au moment où James Brandon, encore jeune homme, est fou amoureux d’Eliza Williams, la pupille de son père. Nous sont ensuite décrits tous les événements de sa vie jusqu’à sa rencontre avec les soeurs Dashwood. Celle-ci n’intervient qu’à un bon tiers du roman. J’ai vu que c’est ce qui avait grandement désappointé certaines lectrices de ce livre, mais pour ma part j’ai vraiment adoré ! On peut ainsi suivre le jeune James, et le voir évoluer, devenir l’homme qui déplaît à Marianne lors de leur rencontre à cause de son humeur taciturne et mélancolique. La suite du roman est fidèle à ce que raconte Jane Austen, mais sans être complètement un copier-coller. On n’a pas comme dans le Journal de Mr Darcy des dialogues entiers repris.

En fait mon seul regret est que Amanda Grange a légèrement modifié ce qui arrive à la pupille de Brandon, modifiant ainsi la façon dont Marianne accepte de se marier avec lui. Je me souviens que j’avais été déçue quand je l’avais lu dans Raison et sentiments, mais au final je trouve que comme souvent Jane Austen est tombée juste et que son choix est plus pertinent que celui d’Amanda Grange.

Par contre, Amanda Grange a réussi dans ce roman à trouver un peu de l’humour piquant de son modèle en proposant certains personnages assez amusants et décrit avec un peu de l’humour de Jane Austen.

Bref, pour moi ce livre est une réussite.

Fleur de Neige de Lisa See

8 octobre 2014 at 14 h 00 min

index7

Fleur de Lis est née dans une famille paysanne dans la Chine du 19ème siècle. Son destin est tracé puisqu’elle est une femme : avoir les pieds bandés, faire le meilleur mariage possible et avoir des enfants, surtout des fils. Mais Fleur de Lis a des pieds parfaits, et va donc pouvoir s’élever dans la hiérarchie sociale, et surtout avoir une laotong, c’est-à-dire une amie, une confidente, presque une sœur. Ce sera Fleur de Neige, issue d’une famille lettrée et au riche passé. On va suivre la vie de ces deux fillettes dans l’univers clos des intrigues de femmes.

C’est vraiment une histoire bouleversante. On découvre la vie quotidienne des femmes de cette époque et toute la cruauté qui y est liée. Considérées comme des « branches mortes » les femmes sont délaissées, par leur famille même.

Aujourd’hui encore, après toutes ces années, j’ai de la peine en repensant aux sentiments que ma mère m’inspira ce jour-là. Je vis avec une clarté confondante que je ne comptais pas le moins du monde à ses yeux. J’étais son troisième enfant, une fille de surcroìt- c’est-à-dire sans valeur – et trop insignifiante pour qu’elle perde son temps à s’occuper de moi avant d’avoir la certitude que je passe le cap de mes jeunes années.

Le supplice des pieds bandés est perpétué par celles-là même qui en ont cruellement souffert (ces scènes sont particulièrement dures, voire insoutenables, autant prévenir). On est vraiment révolté en lisant.

Lorsque la souffrance s’avérait insoutenable et que mes larmes mouillaient mes bandages ensanglantés, ma mère venait me parler à l’oreille et m’encourageait à supporter une heure, un jour, une semaine de tourments supplémentaire, en me rappelant le bonheur qui m’attendait si je tenais bon un peu plus longtemps.

Tout le roman est superbe, jusqu’à la révélation finale.

Un vrai bijou à découvrir !!

Le livre en tissu

8 octobre 2014 at 13 h 46 min

Allez savoir pourquoi, en feuilletant le livre Mes livres en tissu, j’ai eu très envie d’essayer de coudre l’un des modèles pour mon filleul. Je m’y suis lancée dès mars pour offrir le tout l’été, au moment de la naissance de sa petite sœur.

Livre en tissu

Un livre en tissu, c’est assez complexe à coudre. J’ai bien fait de commencer tôt. Il y a beaucoup de petites pièces à coudre, et il faut réfléchir davantage que pour d’autres créations au choix des tissus et des textures.

Voilà donc le résultat. J’ai choisi ce modèle car il raconte véritablement une histoire. Celle de bébé lapin qui va se coucher.

Livre en tissu

On a d’abord bébé lapin. Il est simple à faire. J’ai rajouté un grelot dans le doudou, histoire qu’il fasse un peu de bruit. Comme vous pouvez le voir, il se range dans la page de couverture ! Doudou lapin a des bandes velcro sur les mains, pour pouvoir tenir ce qu’il va rencontrer au fil de l’histoire.

Livre en tissu

Avant d’aller au dodo, bébé lapin met son pyjama qui est rangé dans une poche. Poche fermée avec une fermeture à glissière. Ma maman m’ayant donné peu auparavant une série de lapins en bois, j’en ai attaché un à la fermeture. Puis bébé lapin se brosse les dents. J’ai choisi pour cette page un tissu éponge rappelant les serviettes. Et j’ai utilisé du papier miroir, que j’ai eu bien du mal à trouver !! Pour se brosser les dents, il y a une brosse en feutrine, que le doudou peut tenir sur sa patte.

Livre en tissu

Ensuite, bébé lapin doit chercher son doudou. Un doudou carotte, forcément… Il se cache derrière l’un des trois buissons, mais lequel ? A l’enfant de trouver ! J’ai rajouté du papier bruissant pour les buissons (j’ai utilisé le papier des papillotes de Noël). Une fois le doudou trouvé, c’est l’heure de lire une histoire. Plutôt que de laisser des pages avec divers tissus comme dans le modèle, j’ai choisi d’y inclure des photos de toute la famille (et du chien !) Cela fait assez disgracieux car c’est épais, mais j’y tenais vraiment. La maman a adoré l’idée. J’ai utilisé du papier transfert pour tissu clair, très facile à utiliser.

Livre en tissu

Enfin, bébé lapin fait un câlin à sa maman (ou son papa, avec les lapins c’est dur de savoir !!) puis il va au lit pour une bonne nuit de sommeil.

J’ai vraiment adoré coudre ce livre et j’ai d’ailleurs décidé d’en faire un autre dès que l’occasion se présenterait. Mais un vraiment personnel cette fois !

La trousse à crayons

8 octobre 2014 at 13 h 23 min

L’un de mes premiers ouvrages a été une trousse à crayons, faite à partir du tuto trouvé sur le site Sur un fil. D’une grande simplicité, il convient bien à des débutants. C’est d’ailleurs la première chose que j’ai appris à faire à la nièce de mon homme lorsque je lui ai donné son premier cours de couture. La puce a réalisé la sienne quasiment seule !

Voici la mienne, que j’utilise encore quotidiennement :

Trousse à crayons Trousse à crayons

Trousse à crayons

Et celle faite pour une amie, réalisée avec des chutes de tissu :

Trousse à crayons Trousse à crayons

 A noter que depuis, j’ai également fait un modèle pour que ma sœur puisse ranger ses pinceaux. Et que la puce a également fait deux trousses à crayons pour elle : une pour des crayons et une pour ses pinceaux. C’est tellement simple à coudre qu’elle a quasiment tout fait les deux fois !

Tissus utilisés pour la trousse à crayon n°1 :
Cotons divers (Coupons de Saint Pierre)
Feutrine bleue
Autres fournitures :
Ruban (mercerie Laines et Tissus)
Tissus utilisés pour la trousse à crayon n°2 :
Cotons variés (Au fil d’Emma)
Coton noir à fleurs pour l’appliqué (mercerie Laines et Tissus)
Autres fournitures :
Ruban (mercerie Laines et Tissus)
Dentelle noire (mercerie Aux fantaisies)
Perles

Le cube d’éveil

8 octobre 2014 at 13 h 05 min

Cet été, j’étais en mode couture warrior : j’ai passé mon été à confectionner vêtements et objets !! Juste avant d’aller rendre visite à mon frère pour voir ma toute nouvelle petite nièce, je me suis lancée dans la confection d’un cube d’éveil.

Très facile à faire, de petites chutes de tissus de différentes textures, quelques rubans, un grelot à l’intérieur et le tour était joué !!

 Cube d'éveil  Cube d'éveil

Cube d'éveil  Cube d'éveil

Tissus utilisés pour le cube d’éveil :
Coton divers (Butinette, mercerie Laines et Tissus)
Polyester divers (mercerie Laines et Tissus)
Velours milleraies à fleurs (mercerie Laines et Tissus)
Tissu éponge (mercerie Laines et Tissus)
Autres fournitures :
Rubans divers (Noz)

Le pochon chinois

8 octobre 2014 at 12 h 52 min

A l’occasion du mariage d’une amie cet été, j’ai dû coudre un pochon chinois pour la puce. Elle était en effet investie d’une mission très importante : transporter, sans que personne ne le sache, des flacons à bulles pour accueillir les mariés à la sortie de la mairie.

Je me suis tout de suite décidé pour ce tuto que j’avais sous le coude depuis très longtemps (trouvé sur le site de Byseverine).

Il est vraiment d’une simplicité extrême à coudre ! Le plus embêtant est comme souvent les finitions à la main (je ne suis pas douée pour ça). J’ai trouvé dans les chutes de tissus données par ma maman ce qui me convenait et qui plaisait énormément à la puce. Comme d’habitude l’homme n’a pas les mêmes goûts que nous…

Pochon chinois

C’est assez drôle à coudre, car on a l’impression de faire de l’origami avec du tissu ! La puce aime beaucoup ce pochon qu’elle conserve encore et utilise régulièrement.

Tissus utilisés pour le pochon chinois :
Tissu coton blanc (stock de ma maman)
Tissus coton japonisant (stock de ma maman)
Autres fournitures :
2 boutons (Noz)
Ruban (mercerie Laines et Tissus)

Les Trente nuits qui ont fait l’histoire

8 octobre 2014 at 12 h 43 min

Trente nuits

Dans le cadre de ma première participation à la Masse critique de Babelio dont j’ai déjà parlé, j’ai reçu l’ouvrage Les Trente nuits qui ont fait l’Histoire. Soyons honnêtes, à la base ce n’est pas vraiment cet ouvrage dont j’avais vraiment envie (le dernier Lisa See était proposé et c’était le seul que j’aurais vraiment aimé recevoir). Cela m’a d’ailleurs fait comprendre que dans ce cadre-là (obligation de lire un ouvrage) il faut vraiment être sûr à 100% de vouloir lire le livre, sinon c’est plus une corvée qu’autre chose. Ça a été un peu le cas cette fois-ci, même si l’ouvrage en lui-même n’était pas déplaisant.

Les trente nuits qui ont fait l’Histoire est un ouvrage regroupant 30 textes d’historiens, chacun racontant une nuit qui a marqué le cours de l’histoire. Chaque auteur indique de quelle nuit il va parler, analyse la nuit en question, explique de quelle manière les événements ont été décisifs, et montre la manière dont la nuit en question est vue par les contemporains, les historiens ultérieurs…

J’ai d’abord été surprise, car je m’attendais à des récits un peu romancés des nuits en question. Il n’en est rien, mais pour autant cela n’en est pas moins intéressant. Le fait qu’il s’agisse de courts récits est agréable et permet de lire chaque histoire dans l’ordre que l’on souhaite, et assez facilement quand on le désire.

Tous les récits à mon goût ne se valent cependant pas. Certains sont moins intéressants que d’autres, soit du fait des événements décrits, soit à cause du style de l’auteur. Certains récits m’ont semblé trop courts, d’autres très longs… Le récit de la nuit de la Saint-Barthélémy par exemple est très intéressant, celui sur les « Guerres de Palais en royaume franc » m’a laissée dubitative. Je regrette également que dans certains récits, l’accent ne soit pas assez mis sur le rôle de la nuit dans les événements.

La nuit est ce temps où les lois et les codes qui règlent la vie civile, diurne et publique, sont comme suspendus, relayés par d’autres tout différent, ou par une sauvagerie qui n’aurait pas cours en plein jour.

Dans l’ensemble, les textes sont quand même plutôt de bonne qualité, voire très bonne qualité. C’est un ouvrage très plaisant et agréable à lire, malgré quelques longueurs. J’en ai apprécié la lecture. Mais je n’ai pas réussi à surmonter ma déception initiale, j’aurais vraiment nettement plus apprécié des récits romancés ! Néanmoins, c’est un ouvrage qui peut tout à fait plaire à des passionnés d’histoire.

Le poids des secrets d’Aki Shimazaki

8 octobre 2014 at 12 h 33 min

Bien que très intéressée par le Japon et sa culture, j’ai toujours eu une certaine répugnance à me lancer dans la littérature nippone. Les mangas pas de souci, mais allez savoir pourquoi j’ai une image (forcément erronée) d’une littérature complexe, torturée et pas facile d’accès.

J’ai voulu surmonter ça. Mis à part le classique Haruki Murakami et son Kafka sur le rivage, je n’ai jamais trouvé (ni vraiment cherché) de roman à mon goût. Il y a quelques mois, j’ai voulu surmonter cette lacune. Après des recherches, j’ai décidé de tenter de lire la série du Poids des secrets de Aki Shimazaki. Et je n’ai pas eu à regretter ce choix.

Cet auteur est japonaise et vit au Canada. Ses influences sont visiblement autant japonaises qu’occidentales. Peut-être ceci explique-t-il que son style soit si facile d’accès…

Sa pentalogie Le poids des Secrets comporte 5 volumes. Chacun se centre sur un personnage différent, tous étant reliés les uns aux autres par une histoire commune. J’avais un peu peur que ce soit redondant, mais l’auteur fait plus que raconter un même événement vu par divers personnages.

Aki Shimazaki

Tsubaki est le premier tome. Il raconte l’histoire de Yukiko. Cette désormais grand-mère va raconter son enfance dans le Japon de la guerre, jusqu’à un jour tragique dans sa vie.

Hamaguri nous montre le point de vue de Yukio, un adolescent japonais que Yukiko a rencontré.

Tsubame se centre sur la vie de Mariko, la mère de Yukiko.

Wasurenagusa est le tome consacré à Kenji, le père de Yukio.

Enfin, Hotaru est une sorte de synthèse, contée par la petite fille de Mariko.

J’avais très peur que ce soit glauque, sombre, trop triste. En effet, l’histoire n’est pas gaie. Mais j’ai aussi été soufflée par la beauté de l’écriture de Aki Shimazaki. Elle écrit de manière magique, magistrale. Tout est en retenu, très délicat. C’est triste oui, mais toujours juste et malgré les événements décrits, très doux.

index66

J’ai aussi été surprise par la réflexion faite autour de la guerre et des bombes atomiques dans le premier tome. Il est vrai que hormis les faits on n’en sait pas grand chose. Cela m’a permis d’en apprendre davantage, de réfléchir différemment.

Alors pourquoi ont-ils quand même lâché ces deux bombes, grand-mère ? Les victimes étaient pour la plupart des civils innocents. Plus de deux cent mille personnes ont été tuées en quelques semaines ! Quelle est la différence avec l’Holocauste des nazis ? C’est un crime !

index88

Après le premier tome, le second m’a paru un peu en dessous. Il faut dire que l’histoire était déjà connue. J’ai eu assez peur de la lassitude que j’aurais avec le troisième tome.

index33

Que nenni ! Cette fois-ci, l’histoire change complètement d’optique, et les événements évoqués dans les deux tomes précédents sont ici à peine effleurés.  Rien n’est répété et on entre toujours plus profondément dans la vie cachée des personnages. Je ne sais pas comment le livre a été reçu au Japon mais je l’ai trouvé assez subversif dans la mesure où l’auteur évoque la condition des Coréens, massacrés et mis au ban de la société japonaise. Ce troisième tome m’a légèrement déçue car les sentiments, qui sont le point fort du récit, m’ont semblés secondaires.

Au-dessus de moi, un couple d’hirondelles passe rapidement. Elles vont et viennent entre le toit d’une maison et un fil électrique. Elles partiront bientôt vers un pays chaud. J’aimerais bien voyager librement comme elles. Ma mère m’a dit une fois : « Si on pouvait renaître, j’aimerais renaître en oiseau. »

index55

Le tome suivant est plus intimiste, plus centré sur les sentiments et m’a davantage plu.

J’aimerais rencontrer la femme qui a besoin de moi et dont j’ai besoin aussi. J’aimerais dormir en la tenant dans mes bras, en touchant sa peau douce et chaude, en caressant ses cheveux, son visage, son cou…

index44

Enfin, le dernier tome n’offre rien de vraiment nouveau, mis à part une révélation bien légère. Ce qui est dommage mais néanmoins clôt très bien ce cycle familial.

Babel offre une très belle édition, bien traduite. Mais malheureusement, assez chère : les romans sont relativement courts (lus en moins d’une heure) mais coûtent 6,50€. Cela peut sembler cher… Mais je ne regrette pas mon achat, ces volumes occupent désormais une place de choix dans ma bibliothèque. Je me suis précipité sur l’autre série phare de cet auteur… mais j’en parlerai une autre fois !