Lockwood and Co tome 1 de Jonathan Stroud

28 décembre 2014 at 10 h 46 min

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Je connaissais Jonathan Stroud de par son excellente trilogie de Batimeus. J’avais également lu Héros de la Vallée qui m’avait nettement moins enthousiasmée. J’étais donc curieuse de découvrir cette nouvelle série. Les Masses critiques de Babelio m’ont permis de l’avoir très vite !

L’histoire met le fantastique à l’honneur. Il y a une cinquantaine d’année, le Problème est apparu. Des Visiteurs (nom donné aux fantômes) hantent désormais les lieux, obligeant les gens à se protéger et à ne pas sortir la nuit. Seuls les enfants sont aptes à les voir et les combattre. Des agences pour aider les gens à se débarrasser des Visiteurs se créent. Lockwood and Co est la plus petite de Londres. Et c’est là que Lucy va trouver du travail.

Un peu anxieuse de savoir si Jonathan Stroud avait réussi à être à la hauteur de mes attentes. Et franchement, il les a largement dépassées ! Ça a été un régal de lire ce roman, que j’ai dévoré.

Débarrassons-nous d’abord des quelques rares points négatifs, qui ne sont en rien imputables à Jonathan Stroud. Il s’agit de la forme. La quatrième de couverture dévoile l’enquête que vont devoir mener les héros, mais qui n’arrive qu’après 250 pages soit la moitié du roman. Je trouve ça assez moyen… Tout comme d’indiquer la critique du New York Times « l’univers familier de Sherlock Holmes et Watson, revisité à l’aune du paranormal ». Mouais… Fan de Sherlock Holmes, je n’ai absolument pas vu trace de lui ou de quoi que ce soit qui m’y fasse penser au cours de ma lecture (hormis le fait que l’action se déroule à Londres). Autre chose, la pastille rouge indiquant « Stroud est un génie – Rick Riordan » a le don de m’agacer prodigieusement car je ne connais pas ce Rick Riordan et je ne vois pas en quel honneur son nom et son avis apparaissent, d’autant que son avis me semble exagéré. Car oui, si Jonathan Stroud a écrit un excellent roman, il n’y a quand même pas de quoi crier au génie.

Ceci étant dit, le roman en lui-même est vraiment très prenant. On découvre donc Lucy et Lockwood dans une affaire qui tourne mal. Engagés pour assainir une maison, ils y mettent le feu et c’est le début des ennuis. Dans ce premier tome, on découvre Londres et la société qui y vit, dans la peur des Visiteurs. Lockwood est un jeune homme assez désinvolte, qui part à la chasse aux fantômes sans prendre trop de précautions. Lucy est dotée d’un Talent très fort (elle peut, à partir d’objets, en apprendre sur leurs propriétaires, et peut entendre les Visiteurs). Et George, troisième et dernier membre de l’agence, s’occupe des recherches aux archives. Tous ont leurs caractéristiques, sont plus ou moins sympathiques (Lucy est la narratrice, elle n’aime pas George donc il nous apparait naturellement assez antipathique).

Les personnages sont très bien croqués et décrits, même si les adultes apparaissent un peu trop caricaturaux à mon goût. De même, j’avais deviné le fin mot de l’histoire concernant le meurtrier d’Annabel Ward très tôt. Cependant, tout est fluide et se lit avec plaisir. Là où le roman est vraiment génial, c’est durant les scènes de lutte contre les Visiteurs. J’ai été complètement prise dedans, et j’avoue avoir stressé et avoir eu peur, surtout lors de l’enquête au manoir. De ce point de vue, le roman est vraiment très réussi !

Quand on pénètre dans une maison occupée par un Visiteur, il est toujours préférable de faire vite. C’est une des premières règles que l’on apprend : ne jamais hésiter, ne pas s’attarder sur le seuil.

Nul doute que les tomes qui vont suivre seront aussi passionnants, et nous en apprendront davantage sur le Problème. J’ai hâte de les lire !