L’Anneau de Salomon de Jonathan Stroud

20 octobre 2014 at 9 h 47 min

9782253169833-T

De toute façon, tant qu’à avoir une mort horrible, autant y mettre du style.

Nous retrouvons Bartiméus, le djinn de quatrième niveau, toujours aussi bavard, débrouillard, sarcastique, intenable… Les événements racontés ici se déroulent des siècles avant ceux de la Trilogie de Bartiméus. Salomon règne alors sur Israël, et le pouvoir de son anneau magique lui assure la soumission de tous. Il demande à plusieurs reprises la main de Balkis, reine de Saba. Devant ses refus, il devient menaçant et la reine envoie Asmira, prêtresse gardienne et combattante hors pair, voler l’anneau et tuer son possesseur.

J’étais impatiente de lire ce roman, car j’avais adoré la Trilogie précédente (enfin, suivante dans l’ordre chronologique). Mais j’avoue être finalement déçue. D’une part, à cause de l’histoire : ça se traîne en longueur et j’ai eu du mal à y entrer. D’autre part, à cause du personnage d’Asmira. Tout comme Kitty, elle m’a insupportée et je l’ai trouvée d’une bêtise sans nom. Elle aurait mérité qu’on la secoue un peu pour lui remettre les idées en place. Pour une combattante aguerrie, je la trouve plutôt irréfléchie et idiote.

Ce qui fait que ce roman se lit quand même avec plaisir, ce sont les passages racontés par Bartiméus. Y’a pas à dire, il m’avait manqué !

— Je crois qu’il nous a pardonné, Faquarl ; regarde, il sourit, j’achève dans un coassement.
— Bartiméus… Je te rappelle qu’on a la tête en bas.
— Ah. Zut, oui, c’est vrai.

Toujours aussi drôle, j’ai bien ri à ses remarques, idées et autres notes de bas de page.

Mais on voit bien que ça n’est pas passé, et qu’il rejette toute la faute sur moi (Les coups d’œil mauvais qu’il me lance ainsi que sa froideur quand je passe par là sont très révélateurs. D’accord, ce sont des détails subtils, mais comme je suis très perspicace, ils ne m’ont pas échappé. Quant aux moments où il brandit les poings en maudissant mon nom et en me menaçant de tous les dieux de l’Égypte, ils ne font que renforcer mon hypothèse).

J’étais toujours impatiente d’en arriver aux passages où il est le narrateur. Donc rien que pour ça, je ne regrette pas ma lecture. Mais c’est dommage qu’il manquait la petite étincelle pour rendre cette histoire à la hauteur des premiers romans…