Guérir de ses blessures affectives de John Gray

11 juillet 2015 at 21 h 23 min

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Encore une masse critique Babelio. J’ai reçu ce livre, mais je dois avouer avoir été surprise, car je ne me rappelle pas l’avoir sélectionné. Néanmoins, c’est toujours bon à prendre ! Je ne suis pas lectrice de ce genre de livres de psycho (à vrai dire, c’est le premier que je lis), allais-je me découvrir une passion pour ce type de lecture ?

Dans cet ouvrage, John Gray (auteur du célébrissime Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus) veut nous aider dans nos difficultés relationnelles (sociales et amoureuses). Celles-ci viennent de notre éducation. C’est la faute aux parents (je le savais, je le dis depuis toujours !!)

Le point positif de ce livre (outre le fait qu’il veut vous faire voir la vie du côté positif justement), c’est qu’il se lit vite. 263 pages, mais très aérées et très illustrées. Les dessins résument en général le paragraphe (et n’apportent d’ailleurs pas grand chose). La pensée de l’auteur est claire, mais cependant je suis très souvent restée sur ma faim, et je l’ai trouvé beaucoup trop succinct.

Par exemple, dans le second chapitre, John Gray explique que pour être aimé (besoin fondamental pour chaque être humain), on cache sa véritable personnalité et on adopte les conventions sociales car cela nous permet d’obtenir cet amour. Jusque là je suis d’accord. Prenons le cas de « celui qui vise l’excellence » qui me paraît le mieux me décrire. Cette personne pense que les autres le jugent sur ses performances, est très exigeant vis à vis de soi-même, et n’accepte pas les erreurs chez les autres. Solution de Monsieur Gray : c’est simple, déstressez, prenez des vacances, dites-vous que l’on peut vous aimer même si vous n’êtes pas performant. Là je m’insurge : c’est trop facile ! Et comment fait-on pour lutter contre des années et des années de pratique, et contre ce qui est devenu « soi » ? Aucune VRAIE solution n’est proposée. C’est là le gros point négatif de cet ouvrage, tout est survolé, l’aide désirée ne viendra pas de ce livre. Je ne caricature pas, « celui qui est toujours gentil » doit apprendre à dire « non ». Sans blague ? Il fallait bien un livre pour découvrir ça !!

Le souci, c’est qu’à 35 ans, ayant traversé quelques épreuves, j’ai pas mal réfléchi seule sur mes sentiments, ma vie, mes relations sociales et sur mon couple, et je dois être perspicace car j’avais découvert par moi-même beaucoup de ce que j’ai lu dans cet ouvrage. J’ai beaucoup lu également, et les romans sont une excellente source de réflexion sur les sentiments et les relations, tout autant si ce n’est plus que cet ouvrage. Au sein d’un couple, John Gray explique l’importance de se dire la vérité, toujours la vérité, toute la vérité. Oui entièrement d’accord mais là encore, c’est quelque chose que je sais déjà fort bien, nul besoin de parcourir son livre…

Le chapitre 7 cependant m’a davantage plu. Il est question de ce qui complique les relations de couple. Il est question de l’effet miroir et des vases communicants. Je relirais attentivement pour savoir ce qu’il peut en être, j’ai du mal à croire que ce soit vérifié à chaque fois mais c’est néanmoins intéressant. Les solutions apportées pour que le couple fonctionne me paraissent cependant tirées par les cheveux, et la solution de la lettre émotionnelle ne me parle pas du tout.

Pour ceux qui veulent s’initier à ce genre d’ouvrages, c’est idéal car facile à lire. Pour ceux qui veulent quelque chose d’un peu fouillé et sérieux, il vaut mieux à mon avis s’orienter vers d’autres lectures plus approfondies. Pour ma part je ne dois pas être le public visé, ce qui explique que je sois assez réfractaire.

PS : ah oui, et je DÉTESTE certaines phrases de l’auteur du genre

dans ce chapitre, je vous révèle la plus importante de mes découvertes en matière de relations de couples ! Elle a déjà changé la vie de milliers de couples

Rien que ça ?