Le charme du style classique : la robe à pois

2 juin 2015 at 8 h 17 min

J’en ai déjà parlé lors d’un article antérieur, le modèle de robe du livre Le charme du style classique m’avait complètement fait craquer. Très simple, épuré et féminin… bref, j’ai bavé devant ! Mais sans me lancer, car c’est un modèle complexe (pas moins de 10 pièces !!) devant lequel j’avais un peu peur. Puis petit à petit, j’ai progressé dans l’idée de me jeter à l’eau. D’abord, acheter le tissu (coton beige à pois blancs comme le modèle car il me plaisait bien tel quel). Puis bien lire, re-lire, re-re-re-re-relire les explications. Je me suis ensuite décidé à faire le patron (ce n’est pas compliqué, ça ne mange pas de pain). Et enfin, j’ai franchi le pas : faire une toile !

Première toile (pour le haut uniquement, car c’est ce qui poserait problème), faite avec une marge de couture moitié moins large que d’habitude. Oui, parce qu’avec ma poitrine mini que même les japonaises en ont des plus grosses, je ne savais pas si ça n’allait pas « pendre » sur moi et j’ai préféré anticiper. Là, catastrophe ! Rien n’allait, je me voyais déjà renoncer à cette robe tant les modifications me paraissaient insurmontables. Au bord des larmes la petite madame, triste de voir sa belle robe rester de papier glacé.

Mais j’ai pris mon courage à 2 mains et j’ai préparé une nouvelle toile. Cette fois-ci, marge de couture de 1 cm comme prévu sur le patron. Comme je me suis rendu compte qu’il y avait également un problème de buste, j’ai rajouté 5 cm de longueur pour les épaules, et réhaussé sous les aisselles de 3 cm pour que ça ne soit pas trop échancré. Mais ce n’était pas encore ça, ça baillait au niveau des épaules. J’ai donc cintré davantage sur les côtés et là, miracle ! Tout semblait aller parfaitement !!

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Je me suis donc lancé avec le vrai tissu. Puis j’ai rajouté la jupe (qui était très simple à faire elle). Tout va bien. Je m’applique comme jamais, je surfile, je surpique avec soin. Tout est beau. Je sens que ça ne va pas durer, mon sixième sens me le dit…

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Arrive l’étape décisive : la pose de la fermeture à glissière invisible. Chose que je n’ai jamais faite. D’abord j’épingle pour voir si ça va. Non, c’est encore trop large en haut, mais ça va impeccablement à partir des fesses. Il faut donc resserrer en haut et rattraper vers le bas. Je refais un test. Ça va !! Go go go, il faut y aller !! J’inaugure pour l’occasion mon nouveau pied acheté récemment : le pied pour fermeture à glissière invisible. Une vrai merveille, celui qui a inventé ça devrait être canonisé. C’est fou ce que ça simplifie les choses, je couds ma fermeture sans aucun souci !! C’est beau, propre, et vraiment invisible (« mais ça se voit » m’a quand même dit la puce, attirée par le nom et déçue du résultat). J’avais malheureusement un décalage entre la partie droite et gauche, j’ai donc dû découdre et recoudre et au final tout est parfait ! (ou presque).

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Encore quelques petites couture à la main et… tadaaaaaa !! Je suis fière de moi, très très fière. Qui aurait cru que j’arriverais à un tel résultat ? Pas moi ! Et pas mon sixième sens qui doit (heureusement pour le coup) être en vacances.

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Prochaine étape : pourquoi pas le même modèle mais un peu plus cintré (je pense qu’il faudrait quand même enlever au moins 2 cm de plus dans le dos, la robe est un tout petit peu trop large) et avec un tissu plus « punchy » ?

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