Une petite jupe

9 novembre 2014 at 12 h 11 min

Cette année, pour Noël, je me lance dans les cadeaux faits main pour les petits !! Donc couture couture et couture !! Ma première réalisation est pour la nièce de mon homme. Je voulais un modèle simple mais ayant quand même un petit truc en plus (et non en plume !) et c’est un modèle du livre Basique pour petites filles que j’ai retenu. Une jupe, une surjupe, avec un ruban permettant de « régler » la surjupe.

Pour les tissus, c’est du coton rose pour la jupe (reste de tissus de ma maman) et joli velours milleraies pour la surjupe (encore une trouvaille de ma dernière incursion à la foire aux coupons).

Mon grand regret pour ce modèle est d’avoir utilisé ce tissu rose pour la jupe. Il s’effiloche beaucoup malgré le surfilage. J’ai donc surfilé au niveau de la ceinture et coupé avec mon ciseau cranté. Le rendu n’est pas aussi propre que je l’aurais voulu, mais j’espère que la jupe plaira quand même. Autre projet prévu pour la même petite fille : un bloomer en version hiver !!

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Et un tour de parc, un !

7 novembre 2014 at 8 h 52 min

Ma belle-sœur avait cherché assez longtemps un tour de parc qui convienne pour mon neveu. En effet, des tours de lit existent, mais pas des tours de parc aux bonnes dimensions. Elle en voulait un qui ne fasse que la moitié du tour car le parc était mis dans un angle de la pièce, à portée de fils électriques. Quand elle a pensé à me demander d’en coudre un, mon filleul s’est mis à marcher et le tour de parc n’était plus nécessaire. Aussi, quand elle m’a annoncé sa nouvelle grossesse, j’ai aussitôt proposé de faire ce fameux tour de parc pour qu’elle l’ait pour la petite.

Ça a été un travail de longue haleine. Pas forcément compliqué mais assez long : commencé en mars pour une petite née en juillet. Je ne voulais pas me contenter de quelque chose de trop simple. J’ai donc choisi de faire un petit décor pas trop difficile mais assez travaillé quand même. J’ai tout couché sur le papier et je me suis lancée une fois que le résultat me convenait. Je me suis inspirée de modèles trouvés sur le net. Le hibou est issu du livre Tout un monde de couture pour nos petits lutins de Anne Alletto. Les autres appliqués sont made by moi (et ça se voit !!)

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Pour le fond, j’ai acheté un coton piqué imprimé étoiles de chez les Coupons de Saint Pierre. Au dos, j’ai voulu faire sobre avec trois bandes de tissu que j’avais sous la main. J’ai molletonné le tout, malgré la taille de l’ouvrage et la difficulté que c’était. Comme j’ai cousu à mon rythme sans me presser, en prenant bien le temps d’épingler correctement, ça a été comme sur des roulettes et je n’ai eu aucun problème lors de l’assemblage final (j’ai juste dû découdre puis recoudre à un endroit, rien de méchant). Et pourtant j’appréhendais cette étape finale qui allait peut-être me poser des soucis car le molleton n’est pas mon ami ! J’ai fait des liens aux coins ainsi que d’autres sur le milieu du plus long côté.

Le choix des tissus pour les appliqués s’est fait en concertation avec la puce. C’est un étape qu’elle adore, associer les couleurs/matières/motifs. Même si elle a besoin d’être guidée car ses associations sont parfois hasardeuses ! Elle m’a aussi aidée à découper les appliqués. Malheureusement, elle n’a pas pu me donner un coup de main pour les coudre malgré son envie car c’est durant cette période que ma machine a décidé de faire des siennes : le point droit était difficile, et le point bourdon une horreur à faire. J’ai réussi à retrouver les bons réglages une fois le tout fini…

Et voilà un parc très bien habillé !

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Ombres chinoises de Lisa See

6 novembre 2014 at 17 h 25 min

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Voici la suite de Filles de Shanghai du même auteur. Nous retrouvons ici Joy, la fille de Perle, qui s’est enfuie en Chine suite aux révélations concernant ses véritables origines. La Chine communiste l’enthousiasme, elle n’a qu’une envie : participer à cet effort collectif. Sa mère décide de partir la chercher. Ce retour en Chine est pour elle un plongeon dans le passé. La mère et la fille vont se retrouver, s’affronter, et vivre le Grand Bond en avant.

Ce roman est pour moi meilleur que Filles de Shanghai. L’histoire reprend où la précédente s’était arrêtée. On est ainsi directement plongés dans l’histoire et donc tout va très vite.

Aucun coup n’est plus douloureux que celui que vous porte un être qui prétend vous aimer plus que tout au monde.

Voir Perle revenir sur les lieux de son enfance est assez émouvant, on retrouve des personnages du tome précédent. Joy m’a un peu agacée car pour une américaine instruite, elle se comporte vraiment parfois comme une idiote.

Je ne connaissais pas du tout cette période de l’histoire chinoise, étant plus familière de la période de la Révolution Culturelle ou de la période précédente. J’ai ainsi été assez horrifiée de ce qu’il s’était passé durant ces quelques années. C’est assez terrifiant de voir à quel point les dirigeants chinois ont mis la politique au dessus du simple bon sens, menant le pays à la famine.

J’ai lu ce roman d’une traite. J’avoue que la seule chose qui m’ait déçue est la fin qui tranche trop avec le reste du roman. J’aurais aimé quelque chose de plus en demi-teinte…

Filles de Shanghai de Lisa See

5 novembre 2014 at 12 h 00 min

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Chine, 1937. May et Perle vivent à Shanghai et profitent de la vie aisée qu’elles mènent. Mais leur père est ruiné du jour au lendemain, et il les vend à des chinois de Californie. Les voici obligées de se marier puis de fuir leur pays envahi par les troupes japonaises.

J’ai lu ce roman très rapidement, en une journée. Si, si, commencé ce matin et fini dans l’après-midi (c’était un jour de congé). J’ai a-do-ré ! Bien plus que le Pavillon des Pivoines dans lequel j’ai eu un peu de mal à rentrer et que j’ai trouvé un peu longuet. Mais pas autant que Fleur de Neige cependant.

En prononçant ces mots, je me souviens du proverbe qui prétend que les catastrophes, comme les maladies, se transmettent oralement – ce qui signifie que certaines paroles peuvent se révéler aussi destructrices que les bombes.

Ce roman-ci, aucun problème pour y rentrer. Dès le départ j’ai été dedans. Même si le twist final ne m’a pas surprise (j’avais deviné quasi dès le début), j’ai quand même suivi avec passion l’histoire de May et Perle. Les relations sont comme toujours chez cet auteur bien dépeintes, les personnages subtils, pas tout noir ou tout blanc, l’histoire de la Chine en fond toujours aussi palpitante. Il y a des passages vraiment durs (notamment concernant la guerre sino-japonaise, mais j’ai lu bien pire). J’avoue cependant que May et Perle me sont parfois sorties par les yeux, avec leur égoïsme du début du roman. Et j’ai été agacée très régulièrement par les rappels comme quoi elles avaient été « de jeunes beauté ». Malgré cela, c’est un roman à lire sans hésiter.

Une (irrésistible) envie de… de Meg Cabot

4 novembre 2014 at 18 h 40 min

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Heather Wells est une ancienne lolita pop-star, retombée dans l’anonymat une fois son quart d’heure de célébrité passé. Pour gagner sa vie (elle n’a malheureusement plus un sou), elle trouve un emploi de directrice adjointe dans une résidence universitaire à New York.

Dans le premier tome, une vague « d’accidents » se produit : des jeunes filles meurent dans la cage d’ascenseur. Heather est la seule à penser que tout ceci est suspect et qu’il s’agit de crimes.

Dans le second tome, on retrouve la tête d’une jeune fille très populaire dans la marmite de la cafétéria…Heather décide de mener de nouveau son enquête pour avoir le fin mot de l’histoire.

Et dans le dernier tome, c’est le chef par intérim d’Heather qui est retrouvé mort dans son bureau.

J’apprécié la lecture de ces trois tomes. L’héroïne est attachante, loin des clichés de ce genre de littérature (dans la chick-litt, l’héroïne est souvent accro à la mode, un peu blonde sur les bords, névrosée…) On apprécie grandement les personnages qui gravitent autour d’elle car ils ne sont pas non plus stéréotypés (enfin, pas trop) et apparaissent très sympathiques. J’avoue cependant que dans le premier tome j’ai eu un peu de mal à savoir qui était qui.

L’histoire policière est plutôt bien menée et attrayante. Rien de très haletant, mais c’est plaisant à lire. Si j’avais juste un petit bémol ce serait qu’il manque un chouïa d’humour (même s’il y en a) mais je pense que c’est le genre de série qui se bonifie au fil des tomes et que le trait léger d’humour ne rend la série que plus agréable.

Les enquêtes de Mma Ramotswe de Alexander McCall Smith

4 novembre 2014 at 11 h 34 min

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Pour changer un peu des romans historiques de la collection 10/18, j’ai voulu découvrir les enquêtes de Mma Ramotswe dont j’avais lu ici et là des critiques élogieuses. J’ai emprunté le premier tome à la médiathèque, prête à abandonner ma lecture si le premier chapitre n’était pas passionnant. Soyons honnête, j’y allais presque à reculons vu que ni le lieu (le Botswana et donc l’Afrique, région qui m’intéresse très peu) ni l’héroïne n’avaient de quoi m’attirer.

J’ai donc entamé ce livre trois jours avant la date limite pour le rendre. J’ai lu le premier chapitre, le second, puis le livre et les sept suivant quasiment d’affilée sans pouvoir m’arrêter. C’est dire si j’ai aimé !! Et pourtant, rétrospectivement je me rend compte que le premier chapitre est loin d’être le plus intéressant.

Precious Ramotswe a bientôt la quarantaine. Lors du décès de son père chéri, Obed Ramotswe, elle décide d’investir la somme qu’il lui a légué pour acheter une maison et ouvrir un commerce. Mais pas n’importe lequel : une agence de détective. Elle engage une secrétaire, Mma Makutsi, et compte beaucoup sur son mécanicien, M. JLB Matekoni.

J’ai lu les sept premiers tomes et j’ai adoré !! En effet, on est loin, très loin d’un univers policier. Les romans sont plus le prétexte pour suivre l’histoire des personnages, découvrir l’Afrique que mener des enquêtes. Celles-ci, quoique pouvant paraître simples (femmes trompées, petites arnaques) n’en sont pas moins plaisantes à suivre, et on est toujours heureux de voir la manière dont elles sont résolues, la plupart du temps sans bruit ni tempête. Même quand elles sont un peu plus compliquées (sorcellerie, chantage).

Il y avait des fois où l’on savait qu’il fallait dire quelque chose et, si on ne le faisait pas, on le regretterait toute sa vie.

Les romans peuvent sembler répétitif à la longue car certaines phrases reviennent très souvent (le 97 sur 100 de Mma Makutsi par exemple ou encore l’admiration de Mma Ramotswe pour Seretse Kama) mais on ne se lasse pas. D’autant qu’au fil des romans, les choses se modifient subtilement, et l’ironie d’Alexander McCall Smith se révèle très rafraîchissante.

Mma Ramotswé haussa les épaules.
– Quand j’étais petite, je regardais jouer les garçons. Je voyais comment ils étaient. Maintenant que je suis une femme, j’ai compris qu’il n’y avait pas grande différence. Les petits garçons et les hommes sont les mêmes personnes. Ils ont juste changé de vêtements, c’est tout.

J’aime énormément les personnages qui sont hauts en couleur. Et le côté irrévérencieux et malicieux de Mma Ramotswe qui trouve toujours une solution. Le côté humoristique est très présent, je me suis surprise à de nombreuses reprises à rire d’une situation ou d’une phrase de l’un des personnages.

Vous avez beaucoup de chance, affirma le joailler. Tous les hommes ne trouvent pas de grosses femmes sympathiques comme celle-ci à épouser. De nos jours, la plupart sont maigres et tyranniques. Cette femme-ci va vous rendre très heureux.

On retrouve les principaux d’un roman sur l’autre, avec un réel plaisir. Je trouve simplement dommage que les deux orphelins, Motholeli et Puso, ne soient pas davantage présents.

Cela se lit très rapidement. C’est une série vraiment excellente, et je lirais la suite avec plaisir. Moi qui étais réticente, je me suis surprise à apprécier grandement l’atmosphère du pays, ses traditions, la vie décrite.

Elle avait subvenu aux besoins de ses enfants grâce au maigre salaire gagné comme femme de ménage et au peu d’argent que lui rapportaient les travaux de couture dont elle se chargeait. L’Afrique était pleine de femmes comme elle, semblait-il, et s’il devait y avoir le moindre espoir pour ce continent ce serait sans doute à elles qu’on le devrait.

A noter que ces romans ont été adaptés en série télé de 7 épisodes. Elle est passée sur Arte il y a quelques années. Je l’avais ratée, mais je me souviens que cela m’avait fortement tentée de la regarder. Surtout parce que Richard Curtis était à l’origine du projet. Oui oui, Richard Curtis, celui-là même à l’origine de 4 mariage et 1 enterrement, Love Actually et Good Morning England, que des films cultes pour moi.

PS : non, je ne fais pas d’erreur : c’est bien Mma Makutsi et Mma Ramotswe et non « Mme », le « Mma » étant un manière polie au Botswana pour désigner une femme.

Belles d’intérieur : le bloomer rétro

2 novembre 2014 at 11 h 08 min

Allez savoir pourquoi, j’ai toujours du mal à me lancer dans de la couture pour moi. Cela me semble plus simple de faire pour les enfants. J’ai l’impression que quand j’essaie de me faire quelque chose, rien de va… C’est pour contrer cette impression que j’ai décidé de me lancer dans une réalisation basique et simple issue du livre Belles d’intérieur.

Le bloomer m’a tapé dans l’œil. A la foire aux coupons organisée deux fois par an par ma mercerie (un vrai moment de bonheur !!) j’avais acheté du coton à rayures rouge type liberty, qui convenait idéalement. Je me suis donc lancée. Simple à faire, le résultat m’a beaucoup plu… et à l’homme aussi !! A noter quand même que le modèle se fait avec des ourlets simples, pour un fini plus « propre » je ferai un ourlet double la prochaine fois.

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