Un trèfle à quatre Plum de Janet Evanovich

20 octobre 2014 at 10 h 41 min

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Un trèfle à quatre Plum. Stéphanie doit chercher un sac rempli d’argent qui s’est perdu… Enfin pas vraiment puisque c’est Mamie Mazur qui l’a retrouvé !

Qui a peur du grand méchant Lou ? Stéphanie est confrontée à Lou, un dangereux tueur, qui s’est associé à l’homme qu’elle doit retrouver : Martin Munch.

Bon, autant je suis fan de Stéphanie, autant j’ai du mal à accrocher avec les histoires un peu sans queue ni tête dans lesquelles Diesel apparaît. Sur le roman précédent ça passait, mais là ma lecture a été plutôt laborieuse. Un trèfle à quatre Plum est plutôt sympathique à lire. Et puis Mamie Mazur est toujours aussi géniale, complètement déjantée. J’ai bien ri, ça se lit facilement. Ce n’est pas à la hauteur des enquêtes habituelles de Stéphanie mais c’est plaisant.

La seconde nouvelle m’a fait complètement décrocher. Rien à faire, je n’ai pas réussi à vraiment rentrer dedans, et je n’ai pas forcément trouvé ça drôle. Diesel est trop « déconnecté » du monde de Stéphanie, et là ça a vraiment été trop flagrant. Le singe Carl m’a paru trop bizarre et j’ai détesté le fait que le personnage de Martin Munch, que Stéphanie connaît pourtant, apparaisse ici comme un nouveau personnage, complètement différent de ce qu’il est d’habitude. J’ai réussi à terminer avec peine, et à la fin je ne comprenais plus les motivations des personnages, je ne suivais plus ce qu’il se passait. J’ajoute que Diesel me laisse complètement froide, contrairement à Morelli ou Ranger.

Ce tome-ci est donc dispensable, même si ça fait patienter en attendant la suite des aventures de Stéphanie qui ne devrait plus tarder maintenant…

Une Plum sous le sapin de Janet Evanovich

20 octobre 2014 at 10 h 36 min

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Je parlerai sans doute un jour de la série des Stéphanie Plum de Janet Evanovich. C’est l’une des meilleures séries de Chick litt/roman policier que j’ai lu ces dernières années. On peut même dire que je suis fan !

Ici, je me contenterai de parler des deux livres de nouvelles mettant en scène Stéphanie Plum et Diesel. Stéphanie Plum est chasseuse de primes. Pas très douée dans son boulot mais elle se débrouille. Ici, nous avons droit à deux nouvelles histoires de Stéphanie avec Diesel, un homme assez mystérieux.

Une Plum sous le sapin. Stéphanie doit retrouver Pierre Nauëlle. Pour cela, elle va être aidée par Diesel, un beau gosse débarqué d’on ne sait où et qui va s’incruster.

Recherche Valentin désespérément. La seconde nouvelle se passe quelques mois plus tard à la Saint-Valentin. Stéphanie accepte pour retrouver un DDC de remplir un boulot plutôt atypique pour elle : agent matrimonial. Diesel fait sa réapparition pour l’aider.

Autant prévenir, ces 2 histoires sont quand même un cran nettement en dessous des autres aventures de Stéphanie. Le côté un peu surnaturel ne colle pas du tout à l’univers de Stéphanie Plum. Diesel m’a paru très artificiel par rapport aux personnages habituels que croise notre héroïne.
Reste le fait qu’on retrouve avec un IMMENSE plaisir tous les personnages gravitant habituellement autour de Stéphanie. La seconde nouvelle m’a plus particulièrement plu, et je me suis retrouvée à pouffer de rire comme une idiote devant certaines situations.

Un bon moment de lecture en attendant la publication de la suite des aventures de Stéphanie, mais pas forcément à recommander aux non initiés à l’univers de notre chasseuse de primes.

L’Anneau de Salomon de Jonathan Stroud

20 octobre 2014 at 9 h 47 min

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De toute façon, tant qu’à avoir une mort horrible, autant y mettre du style.

Nous retrouvons Bartiméus, le djinn de quatrième niveau, toujours aussi bavard, débrouillard, sarcastique, intenable… Les événements racontés ici se déroulent des siècles avant ceux de la Trilogie de Bartiméus. Salomon règne alors sur Israël, et le pouvoir de son anneau magique lui assure la soumission de tous. Il demande à plusieurs reprises la main de Balkis, reine de Saba. Devant ses refus, il devient menaçant et la reine envoie Asmira, prêtresse gardienne et combattante hors pair, voler l’anneau et tuer son possesseur.

J’étais impatiente de lire ce roman, car j’avais adoré la Trilogie précédente (enfin, suivante dans l’ordre chronologique). Mais j’avoue être finalement déçue. D’une part, à cause de l’histoire : ça se traîne en longueur et j’ai eu du mal à y entrer. D’autre part, à cause du personnage d’Asmira. Tout comme Kitty, elle m’a insupportée et je l’ai trouvée d’une bêtise sans nom. Elle aurait mérité qu’on la secoue un peu pour lui remettre les idées en place. Pour une combattante aguerrie, je la trouve plutôt irréfléchie et idiote.

Ce qui fait que ce roman se lit quand même avec plaisir, ce sont les passages racontés par Bartiméus. Y’a pas à dire, il m’avait manqué !

— Je crois qu’il nous a pardonné, Faquarl ; regarde, il sourit, j’achève dans un coassement.
— Bartiméus… Je te rappelle qu’on a la tête en bas.
— Ah. Zut, oui, c’est vrai.

Toujours aussi drôle, j’ai bien ri à ses remarques, idées et autres notes de bas de page.

Mais on voit bien que ça n’est pas passé, et qu’il rejette toute la faute sur moi (Les coups d’œil mauvais qu’il me lance ainsi que sa froideur quand je passe par là sont très révélateurs. D’accord, ce sont des détails subtils, mais comme je suis très perspicace, ils ne m’ont pas échappé. Quant aux moments où il brandit les poings en maudissant mon nom et en me menaçant de tous les dieux de l’Égypte, ils ne font que renforcer mon hypothèse).

J’étais toujours impatiente d’en arriver aux passages où il est le narrateur. Donc rien que pour ça, je ne regrette pas ma lecture. Mais c’est dommage qu’il manquait la petite étincelle pour rendre cette histoire à la hauteur des premiers romans…

Little girl : la robe H

19 octobre 2014 at 10 h 04 min

Il y a longtemps que j’avais un tissu qui attendait son destin qui était dès l’origine de finir en robe. J’ai hésité sur le modèle, et je me suis finalement décidée pour le modèle du livre Little Girl.

La plus grande difficulté à été de reproduire le patron. Il faut dire qu’ils sont difficiles à lire car très embrouillés. Sinon, ça a été plutôt rapide à coudre. L’empiècement devant a un peu plissé, j’ai compris après coup comment j’aurais dû faire. Cela ne se voit pas trop, et c’est une robe parfaitement mettable !

A noter qu’elle va bien à la puce, mais paraît un peu large. Mais elle pourra la remettre l’été prochain sans souci, et même si elle prend 5cm dans l’année.

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Couture simple pour enfants sages : la jupe d’hiver

19 octobre 2014 at 10 h 00 min

Voilà l’un des modèles que j’ai apprécié dans le livre Couture simple pour enfants sages. Cousue pour une petite de 3 ans assez grande j’ai choisi de la faire en 4 ans. Elle était un peu longue quand je l’ai offert en avril, mais vu la vitesse à laquelle la petite grandit elle doit l’avoir pile comme il faut maintenant. Le tissu est un velours milleraies que j’ai déjà utilisé plusieurs fois, et le bas a été réalisé avec une chute de coton qui me restait. Plutôt réussie, et relativement simple à coudre. J’ai juste eu un loupé sur le nœud que j’ai oublié de refaire avant d’offrir la jupe !!

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Deux pochettes

17 octobre 2014 at 21 h 05 min

Ma sœur m’a passé commande à Noël (elle venait de m’offrir du tissu, pas folle la guêpe !). Elle souhaitait deux pochettes : l’une pour ses papiers d’identité, l’autre pour sa liseuse qu’elle venait d’avoir en cadeau. Pas très compliqué à faire tout ça, mais je n’avais jamais cousu de pochette. Après recherche, c’est le tuto de chez Madamefitfaire que j’ai retenu car il est très clair et très simple.

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J’ai choisi une pression pour la fermeture de la pochette pour les papiers. Pour la liseuse, j’ai hésité et j’ai finalement opté pour un fermoir magnétique. Pas forcément le meilleur choix car il est très dur à ouvrir et cela peut à terme abîmer le tissu. Mais bon, il s’agit de prendre le coup de main et surtout je voulais une fermeture pratique autre que des boutons…

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La trilogie de Bartimeus de Jonathan Stroud

17 octobre 2014 at 20 h 57 min

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Tome 1 : L’Amulette de Samarcande. Nathaniel est un jeune sorcier surdoué qui vit dans un Londres imaginaire du XXIème siècle. Les sorciers sont alors l’élite de la société, et l’Empire britannique règne sur le monde.
Pour se venger d’une humiliation, Nathaniel décide d’invoquer un démon. Mais pas n’importe lequel : Bartiméus, un djinn (surtout ne pas l’appeler « démon ») très puissant. A eux deux, ils vont vivre une aventure périlleuse.

Tome 2 : L’œil du Golem. Quelques années plus tard, on retrouve Nathaniel, très ambitieux, confronté à un problème de taille : une résistance, dont fait partie la jeune Kitty, une plébéienne (masse de ceux qui ne sont pas sorciers) et à des événements étranges qui provoquent de nombreux désastres. Sachant qu’il n’a pas le droit à l’erreur, il décide de rappeler Bartiméus pour l’aider dans sa tâche.

Tome 3 : La Porte de Ptolémée. Deux ans après les événements qui se déroulent dans l’œil du Golem, on retrouve Nathaniel dans un Londres en proie au chaos : agitation, émeutes, soulèvement des colonies lointaines… L’autorité des magiciens faiblit. Nathaniel est arrivé au sommet, Kitty continue de se cacher et Bartiméus s’affaiblit sous le joug de son maître. Ils vont devoir s’unir pour lutter contre un coup d’état.

Cette trilogie est vraiment excellente. L’histoire, qui dans le 1er tome peut paraître assez simple, se complexifie par la suite. On a même droit à une réflexion sur le pouvoir et l’autorité. Dommage que certaines révélations soient un peu trop faciles à deviner cependant, on lit sans déplaisir. Le second tome est à mon avis plus faible que les autres : certainement parce que je n’ai pas trop accroché avec l’histoire de la Résistance, très présente. Le 3ème tome en revanche est fantastique. Le style est assez simple et accrocheur. Chaque chapitre suit un des personnages principaux (Bartiméus, Nathaniel, Kitty), ce qui permet d’avoir différents points de vue. Le plus de cette série, ce sont les notes de bas de pages de Bartiméus.

Hé oui, quand il raconte, il ne peut s’empêcher de dévier du sujet et utilise ce moyen pour faire des petites remarques. Les personnages sont très attachants. On suit leur évolution au cours des tomes (même Bartiméus qui peut paraître toujours le même révèle d’autres aspects dans le 3ème tome). Kitty, que j’ai eu du mal à apprécier dans le 2d tome, est en revanche très sympathique dans le 3ème. Nathaniel a tout du gamin odieux, imbu de lui-même et de sa fonction, mais au fond très droit et en proie au doute. Quant à Bartiméus, il est tout simplement merveilleux !!!

Un brin mégalomane, insupportable, incontrôlable, bavard, irrespectueux envers son maître mais on ne peut plus sympathique, et irrésistiblement drôle !!

C’est une bonne série de fantasy destinée aux jeunes.. et moins jeunes !

Sept jours pour une éternité de Marc Levy

17 octobre 2014 at 20 h 38 min

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Parlons de choses qui fâchent : je vais critiquer pour une fois un roman que j’ai positivement détesté. Il y a quelque années, intriguée par la notoriété de Marc Levy, j’ai voulu lire un de ses romans voir si son succès était justifié. J‘ai choisi de lire Sept jours pour une éternité car l’histoire me plaisait bien. Dieu et le Diable, lassés de s’affronter depuis des siècles, décident de jouer une dernière partie : chacun met dans le jeu son meilleur élément, celui qui gagne décide du sort de l’humanité.

J’ai été horriblement déçue. Pire que ça. Le style de l’auteur ne me plait pas du tout, il n’a rien d’original et est même fade. Illisible et sans saveur. Même des amateurs sur Internet écrivent mieux. Le concept de base de l’histoire est plutôt sympa mais les personnages… J’ai trouvé l’ange d’une mièvrerie écœurante et le démon d’une méchanceté pathétique. Je n’ai pas cru une seconde à leur soi-disant idylle et au bout de 50 pages (oui, j’ai quand même tenu jusque là !) j’ai décidé de ne pas continuer. J’ai juste lu la fin pour savoir si c’était aussi inconsistant que le reste et j’ai l’impression que j’ai eu raison de ne pas tout lire. Et j’ai eu raison. J’ai lu des romans à l’eau de rose mieux écrit et bien plus passionnants que ce roman.

Je précise que je ne critique pas Marc Lévy juste parce qu’il est « grand public ». On m’a déjà reproché de ne pas l’aimer uniquement pour cette raison. Mon livre favori est Harry Potter, j’adore Eric Emmanuel Schmitt, Sophie Kinsella ou Jean-Christophe Grangé, auteurs très populaires s’il en est. Non je ne déteste pas Marc Lévy parce qu’il est populaire, je ne l’aime pas car il écrit mal selon moi et qu’il n’y a aucune profondeur dans l’histoire, dans ses personnages, dans son récit. Plat plat et plat….. Je ne base pas uniquement sur ce roman, j’ai lu Et si c’était vrai, son grand succès. Qui se lit et est nettement au dessus de Sept jours pour une éternité, mais qui ne provoque pas non plus en moi de réel enthousiasme ou de ce souffle qui vous emmène très loin…

Totto-chan, la petite fille à la fenêtre de Tetsuko Kuroyanagi

17 octobre 2014 at 19 h 44 min

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Tetsuko, dite Totto-chan, est une petite japonaise de 6 ans qui vient de se faire renvoyer de son école. Sa mère décide alors de l’inscrire dans un nouvel établissement tenu par un pédagogue hors pair : M. Kobayashi. Totto-chan va très vite s’intégrer et nous faire découvrir cette école hors du commun.

J’ai découvert ce roman totalement par hasard chez mon libraire il y a des années. La couverture rose pastel ainsi que le titre (très ressemblant à deux de mes surnoms) m’ont attiré l’oeil. Je l’ai acheté sur un coup de coeur (assez rare chez moi, je mets beaucoup de temps pour me décider d’ordinaire) et ne le regrette pas !! Cette histoire autobiographique (elle se déroule au moment de la 2ème Guerre Mondiale qui est cependant quasi absente du roman) est vraiment bien. L’héroïne, vive et enjouée, est très attachante, tout comme ses camarades de classe. Ses petites bêtises, ses découvertes, son quotidien scolaire sont une joie à découvrir. On est attendri, touché, ému et on rit beaucoup par moments. On retrouve un petit goût d’enfance. L’auteur nous offre la vision d’une école qu’on aurait tous aimé avoir, une école vers laquelle on se précipiterait le matin avec bonheur. Le directeur est un merveilleux pédagogue, l’enseignant que l’on peut rêver d’avoir, ou que l’on a eu. Il comprend parfaitement les enfants et fait tout pour leur donner du bonheur et les instruire. L’écriture est simple, sans prétention, cela se lit très vite. J’ai cependant été gênée à une ou deux reprises par certains éléments d’histoire inconnus en Occident mais qui ne comptent que quelques lignes, et ne changent rien à l’ensemble de l’histoire. Ce n’est qu’aujourd’hui, où je connais mieux le Japon et notamment le système scolaire très rigide obligeant les enfants à vivre dans un moule, que je comprends à quel point l’école de M. Kobayashi est exceptionnelle. Un gros coup de coeur !!

La Porte des Enfers de Laurent Gaudé

17 octobre 2014 at 19 h 29 min

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Matteo, jeune père de famille et mari comblé voit son univers s’effondrer au cours d’une fusillade. Il va alors entamer le sombre chemin de la vengeance et du désespoir et croiser sur sa route de l’aide inattendue… Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous plomber la lecture (surtout ne pas lire la quatrième de couverture, elle en révèle beaucoup trop, je trouve!).

C’est un roman vraiment merveilleux !! J’ai été tout de suite prise par l’histoire. Le roman alterne les va-et-vient entre le présent en 2002 et les événements passés en 1980. Difficile au départ de bien tout comprendre mais on ressent fortement les choses, les sentiments des personnages. On s’approprie la douleur des parents, on observe le lien qui les unissait s’étioler, on se demande jusqu’où Filippo va aller pour se venger. L’auteur s’attache à montrer la part de vie que les morts nous volent, et la part de mort qu’il y a en chacun de nous. Ce drame très particulier trouve un écho en nous car qui n’a pas perdu un être cher ?

C’est captivant de bout en bout. Le réel cède peu à peu place au fantastique. Un roman plein de désespoir mais aussi d’espoir. C’est superbe, ce mythe d’Orphée revisité m’a bouleversé de bout en bout. Je ne peux qu’en conseiller vivement la lecture. Quant à moi je vais me précipiter sur les autres romans de cet auteur !