Un intérêt particulier pour les morts d’Ann Granger

29 octobre 2014 at 11 h 26 min

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Un bon petit roman policier de chez 10/18. J’aurais pu dire « ça faisait longtemps » mais non en fait car j’en ai dévoré beaucoup en début d’année. C’est cependant toujours un plaisir !

Celui-ci se déroule dans le Londres victorien, en 1865. Elisabeth Martin doit, suite au décès de son père, trouver un emploi. C’est Mrs Parry qui le lui offre : elle sera dame de compagnie. Mais son arrivée à Londres ne sera pas de tout repos : l’ancienne dame de compagnie est retrouvée morte, et Elisabeth décide de chercher par elle-même ce qui a pu arriver.

J’ai lu ce roman très rapidement. C’est bien écrit, avec une pointe d’humour très bienvenue.

Il tourna ensuite un regard féroce sur Bessie.
– Et toi, ma petite, un jour, tu feras une épouse travailleuse et digne de confiance pour un pauvre diable, et d’avance, il a toute ma sympathie.

Je regrette cependant d’avoir eu l’impression par moment que les personnages n’étaient pas assez approfondis, et que l’auteur se perdait parfois dans des péripéties pas forcément judicieuses (la demande en mariage que reçoit Elisabeth par exemple n’a que peu d’intérêt à mon avis). Elisabeth est cependant une héroïne que j’ai bien aimé, avec un caractère trempée et une langue bien pendue. Ben Ross est très sympathique également. L’ambiance du roman est agréable, l’atmosphère du Londres victorien est bien retranscrite. L’intrigue est assez classique, pas forcément passionnante.

Ce premier tome d’une série m’a donné envie de lire les suivants ! A noter aussi que la couverture est une réussite.

Kallounette : le retour

28 octobre 2014 at 11 h 18 min

Une amie de lycée va bientôt accoucher. C’est l’occasion pour moi de faire un cadeau fait-main. Comme elle a déjà énormément de choses (ses soeurs ont 3 enfants, elle a donc récupéré pas mal de choses) j’ai choisi de faire une nouvelle kallounette, car cela sert toujours et ce n’est pas vendu dans les commerces.

La couture de cette kallounette a été épique. Je voyais la copine le soir et je me suis décidée en fin de matinée de me lancer ! J’avais le patron fait (en 0-4 mois, fait pour ma nièce ici). Ne restait qu’à couper le tissu et coudre. J’ai donc réussi à tout faire en 4h. Oui, 4h… c’est un peu long mais j’avais l’obligation de ne pas faire trop de bruit car l’homme était malade et avait besoin de se reposer… Allez coudre à la machine « sans faire de bruit » !!! Mais j’ai réussi à peu près. Malheureusement, juste avant de partir, j’ai remarqué que le tissu de la capuche se décousait… c’était à refaire ! Mais je n’avais pas le temps. Je n’ai donc pas offert la kallounette, ce sera pour la naissance. J’ai refait la capuche le lendemain. Sans être dans la précipitation, ça ne m’a pas pris tant de temps que ça.

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Pour le tissu, j’ai encore pioché dans les coupons achetés à la mercerie à côté de chez moi (foire aux coupons d’août… j’avais fait de superbes trouvailles !!) Donc tissu doudou crème avec des reliefs pour l’intérieur, coton bleu à fleurs pour l’extérieur. J’ai choisi ces couleurs car à ce moment-là je ne savais pas si le bébé était une fille ou un garçon et qu’elles conviendraient à l’un ou l’autre.

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J’avais acheté un appliqué tout prêt à Noz il y  peu, je l’ai donc ajouté. L’homme trouve qu’il est un peu « noyé » dans les fleurs et je trouve qu’il a raison. Mais cela n’est pas vilain non plus.

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Comme cela a été cousu rapidement, j’ai fait une erreur : j’ai choisi de poser des scratchs pour la fermeture, malheureusement ils n’ont pas été posés ou il fallait. J’ai rajouté une pression au niveau du col pour que le tout ferme correctement et donc c’est parfait, ni vu ni connu !!

Au final, une nouvelle kallounette que j’aime beaucoup. Et qui va retrouver sa nouvelle propriétaire dans moins de deux mois !

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Le Charme du style classique : le sac F et R

27 octobre 2014 at 11 h 43 min

En feuilletant le Charme du style classique, ma sœur a (entre autres) repéré le sac à main. J’ai donc décidé de le lui faire et de lui offrir pour son anniversaire. J’ai choisi un tissu particulier qui apparemment ne lui a pas plu aussitôt ! Pour ma part je lui trouvais une certaine originalité et il me plaisait bien.

Je suis mitigée sur ce modèle qui ne rend pas comme sur le livre. Tout d’abord, il fait plu trapu que sur le modèle. Ensuite, il faut rajouter un morceau de carton pour rigidifier la base, ce que je n’ai pas fait car je ne trouve pas cela très pratique. Par contre, ce modèle est plus grand que ce que je ne pensais et ça c’est plutôt positif.

Côté couture, j’ai eu énormément de mal à coudre le biais (oui encore !!) J’ai dû le reprendre à certains endroits pour le renforcer mais malgré ça, cela s’est décousu. Mais bon, il faut voir le poids que ma sœur met dedans !!

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Le manuscrit perdu de Jane Austen de Syrie James

26 octobre 2014 at 12 h 27 min

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Bien que regardant régulièrement les dernières parutions, j’étais passée à côté de cet ouvrage. Heureusement, une critique en a été faite sur le forum le Coin des lecteurs (très positive la critique) et j’ai donc dans la foulée acheté ce roman. Je suis dans une période « Jane Austen » (les mauvaises langues pourraient dire que je n’en sors que rarement) et je me suis plongée dans ce roman dès son arrivée (et ce malgré une couverture plus que laide).

Ça a été un régal à lire. Habituée que j’étais de lire soit de mauvais romans profitant du nom de la grande romancière pour se vendre, soit des réécritures plus ou moins réussies de ses romans, j’ai été plus qu’agréablement surprise dès le début. Et ce même si le postulat de base est léger. Samantha, une américaine passionnée de Jane Austen (elle a commencé une thèse sur le sujet) découvre dans un vieux recueil de poésie une lettre de sa romancière favorite. Celle-ci y dévoile l’existence d’un manuscrit qu’elle a perdu ! Aussitôt, Samantha part sur les traces du manuscrit et va croiser la route d’Anthony et trouver le manuscrit (c’est vraiment le début de l’histoire, je ne dévoile rien !)

Ce roman comporte donc deux histoires : celle de Samantha et d’Anthony, et celle du roman de Jane Austen que vont lire les deux précédents. Autant dire que ces deux histoires sont très inégales. La première est vraiment un « prétexte » au récit « signé » Jane Austen. C’est assez basique et dès le début on sait ce qu’il va se passer. Très fleur bleue, un peu niais, j’avoue ne pas avoir trop accroché. Passe encore que Samantha en deux jours découvre une lettre de Jane Austen et un manuscrit, mais ses sentiments pour Anthony évoluent à mon avis trop rapidement, et la fin est cousue de fil blanc. J’aurais aimé plus de subtilité… Néanmoins, leur histoire est nécessaire dans la mesure où elle éclaire le manuscrit, et la vie de Jane Austen. J’ai d’ailleurs à cette occasion découvert beaucoup de choses sur elle, et c’est très agréable.

Là où le roman prend toute sa puissance, c’est dans les chapitres reproduisant le fameux manuscrit. Syrie James a réussi le tour de force d’écrire une histoire que l’on peut effectivement attribuer de manière très crédible à Jane Austen. Alors oui, si je pinaille, il y a des détails qui montrent que ce n’est pas du Jane Austen : a-t-on déjà vu l’une de ses héroïne « rougir comme une tomate » ou « avoir envie de vomir » ? J’en doute. Plusieurs tournures de phrases ou d’autres expressions du même style m’ont fait tiquer, mais dans l’ensemble l’écriture est proche. De même, le roman fait peut-être un peu « trop » Jane Austen, et on est en terrain connu : les soeurs Wabshaw font indubitablement penser à Miss Bates de Emma, Amélia à Isabella Thorpe, les Newgate aux Allen et Catherine Clifton à Eleanor Tilney, tous présents dans Northanger Abbey (j’ai d’ailleurs trouvé que bien des détails de la partie à Bath faisaient penser à ce roman), Mr Spangle a des côté de Mr Collins d’Orgueil et Préjugés… Mais après tout, ce manuscrit est sensé être antérieur aux autres oeuvres de Jane Austen, et il paraît naturel que cela ait été pour elle une source d’inspiration pour créer ses futurs personnages. Par contre, et c’est très agréable, l’histoire se tient, est très prenante. La fin parfois un peu alambiquée mais cela reste crédible et la trame générale est également semblable aux écrits de la romancière. L’ambiance, les codes de l’époque, tout est très bien respecté. On sent que Syrie James connaît son Jane Austen sur le bout des doigts, et a un énorme respect pour son oeuvre. L’héroïne, Rebecca, est très austenienne mais elle a une réelle individualité, une personnalité propre et n’est en aucun cas une pâle imitation ou une reprise des autres héroïnes féminines de Jane Austen. C’est réellement un personnage que n’aurait pas du tout renié celle-ci ! C’est d’ailleurs, à mon avis, en très grande partie une sorte d’hommage de Syrie James qui fait de Rebecca un double de Jane Austen : le manuscrit de Jane Austen serait à mon sens en partie autobiographique car Rebecca et Sarah font évidemment référence à Jane et à sa soeur Cassandra, et beaucoup des pérégrinations ressemblent à la vie de Jane Austen au moment où elle a soi-disant écrit le manuscrit. De même, d’autres personnages sont réellement attachants, et ont une individualité et une existence propre sans aucune réelle référence à d’autres romans de Jane Austen.

Alors oui, ce fameux manuscrit n’est pas de Jane Austen, et on le sent. Il n’en reste pas moins que j’ai été vraiment prise dans l’histoire, et qu’il ne manque pas grand chose pour qu’on se dise qu’en effet, cela pourrait être du Jane Austen. Une chose est sûre, je relirai le fameux manuscrit avec plaisir, rêvant qu’une telle découverte soit un jour faite pour de vrai…

Le sac plissé

25 octobre 2014 at 16 h 53 min

Sur le site de Marie Claire idée, on peut trouver le tuto gratuit d’un sac très sympathique.

Cela faisait un moment que j’essayais de comprendre les explications sans vraiment arriver à savoir comment monter le tout. Ayant un morceau de suédine rouge qu’il me restait d’une cape faite précédemment, et un coupon de tissu qui s’accordait très bien avec, j’ai voulu me lancer. Finalement, ça a été très simple à faire, et j’aime beaucoup le résultat. Les points négatifs : le sac est plus grand que je ne pensais donc je ne m’en sers pas en sac à main (mais ça peut tout à faire en faire office… C’est juste que j’ai l’habitude d’avoir de « petits » sacs à main). Il est ouvert de manière trop « béante » et la prochaine fois je prévoirai un système de fermeture simple.

Aout 2014 - 002-1 Août 2014 - 002-2

Cher Mr Darcy d’Amanda Grange

22 octobre 2014 at 11 h 02 min

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Encore un livre prenant appui sur l’œuvre de Jane Austen. Après avoir décidé de revisiter chaque roman sous la forme du journal de son héros masculin (Le Journal de Mr Darcy, Le Journal du colonel Brandon), Amanda Grange a pris ici le parti de réécrire Orgueil et Préjugés sous forme épistolaire. Ce choix vient du fait qu’apparemment Jane Austen avait commencé à rédiger une autre de ses œuvres majeures, Raisons et sentiments, sous cette forme.

Autant le dire tout de suite, la forme épistolaire n’apporte pas grand chose à l’histoire. Cela alourdit l’œuvre d’origine et fait qu’il y a moins de subtilité dans les relations des personnages. Mais cela vient peut-être également du fait qu’Amanda Grange n’est pas Jane Austen, qu’elle n’a ni son talent ni sa finesse : le même roman écrit par Jane Austen aurait eu un visage différent et aurait été un régal ! C’est néanmoins très agréable et plaisant à lire.

La forme épistolaire a obligé l’auteur à inventer de nouveaux personnages. Le résultat est mitigé. C’est à mon avis une excellente idée de créer les sœurs Sotherton, filles du propriétaire de Netherfield (petit clin d’œil à Persuasion ?) On apprend ainsi pourquoi le domaine a pu être loué à Bingley, et ces trois sœurs permettent de ne pas trop réduire le nombre de correspondants, ce qui aurait vite tourner court. Cela permet également de mettre plus en avant Mary Bennet, qui écrit à Lucy Sotherton. Je sais que plusieurs lectrices (je dirais bien « lecteurs et lectrices » mais je doute que beaucoup d’hommes lisent ce genre de roman) ont été agacées par la sottise des lettres de Mary mais pour ma part cela m’a amusé. C’est également l’occasion pour Amanda Grange de faire de petits clins d’œil à Northanger Abbey. C’est en revanche beaucoup moins réussi d’introduire Philip, le cousin de Darcy qui n’a à mon avis aucun intérêt. Ce personnage m’a semblé terne et très agaçant. Les lettres échangées avec Darcy n’ont pas vraiment d’intérêt, car celui-ci aurait tout aussi bien pu les écrire au colonel Fitzwilliam. Il est également dommage qu’Amanda Grange n’ait pas plus exploité certains personnages du romans : j’aurais adoré avoir davantage de lettres de Mr Bennet ! De même, il aurait été plus intéressant de développer la correspondance entre Jane et Elisabeth.

Plusieurs autres détails m’ont gênée au cours de ma lecture. D’une part, les lettres mettent très peu de temps à s’échanger : Lizzie écrit à Jane le 2 mai et le 3 mai Jane lui répond ! Un peu rapide pour l’époque non ? Je sais c’est un détail… Un autre détail minuscule mais déplaisant selon moi est le fait que chacun appelle son correspondant par son prénom… sauf Mr Darcy ! Il écrit à son cousin « Philip » mais celui-ci répond à « Darcy » alors qu’ils portent tous deux ce nom de famille. Un peu de logique que diable !!

Néanmoins, malgré tout ces défauts, j’ai aimé ma lecture. Certaines trouvailles d’Amanda Grange sont plutôt sympathiques. Ce n’est pas un indispensable, mais  c’est une lecture plaisir qui fait passer un bon moment.

Ourler avec un biais

21 octobre 2014 at 21 h 43 min

Sur le site Her Little World sont disponibles quelques tutos gratuits très intéressants. L’un d’eux m’a appris à finir mes vêtements autrement que par un ourlet. Il s’agit du tuto pour ourler à l’aide d’un biais. Il est disponible ici. Je m’en suis régulièrement servie car je trouve que cela donne un petit « plus » à certains vêtements.

Tuto d’une fleur

21 octobre 2014 at 21 h 29 min

Février 2014 - 001-2

Je l’ai déjà utilisée à plusieurs reprise. Cette fleur est très simple et rapide à faire, et à un très bon rendu. Tuto disponible ici. A noter qu’il vaut mieux un tissu fin pour la faire, elle aura un côté plus « léger ».

La pochette isotherme

21 octobre 2014 at 21 h 25 min

Septembre 2014 - 001

Une copinaute m’ayant offert l’une de ses créations (elle crée des bijoux que j’adore !!), j’ai pris plaisir à lui coudre en retour un petit quelque chose. Une trousse isotherme m’a paru la cousette idéale. J’avais depuis quelque temps un assez grand coupon de tissu isotherme, je l’ai doublé avec un sac congélation. Pour l’extérieur, j’ai utilisé du joli coton que je venais d’acheter. J’ai fini la trousse avec un petit nœud (nœud que l’homme n’aime pas… il préfère les choses simples). Petite création facile mais que j’aime bien !

Ma petite couture : la robe de petite fille

21 octobre 2014 at 21 h 21 min

Mars 2014 - 004

Ce modèle est très simple à faire. J’ai choisi un tissu que j’avais acheté à la base pour coudre un haut à la puce mais il ne l’emballait pas plus que ça. Cousu très rapidement, j’ai cependant eu une surprise pas très agréable à la fin sur la méthode de fermeture : les liens ne sont pas vraiment retenus et pendouillent. J’ai donc cousu les liens à la robe, de peur que cela n’aille pas. Quelques semaines plus tard, en cousant une robe pour la puce, je me suis rendue compte que le type de fermeture était le même. Il faut en fait choisir des liens qui ne glissent pas (type ruban en satin comme je l’avais fait).