Miss Mackenzie d’Anthony Trollope

8 octobre 2014 at 12 h 11 min

Miss Mackenzie

Je suis une grande fan de Jane Austen. Malheureusement, cet auteur n’a écrit en tout et pour tout que six romans. Et même si j’adore les lire et les relire, j’ai eu envie il y a peu de découvrir d’autres auteurs anglais du 19ème siècle, voir s’ils pouvaient être intéressants.

Suite à la lecture de critiques élogieuses, j’ai choisi de lire Miss MacKenzie, d’Anthony Trollope. L’histoire est assez basique : une femme, sans grande éducation, a joué le rôle de garde-malade pour son père puis son frère. Lorsque celui-ci décède, il lui lègue toute sa fortune. A 35 ans, elle devient une femme aisée. Vieille fille de 35 ans, elle n’a cependant pas renoncé au mariage et son nouveau statut va lui apporter plusieurs soupirants.

J’ai été un peu sceptique au début. Je suis tellement habituée à la finesse d’écriture de Jane Austen, que le style d’Anthony Trollope m’a paru un peu lourd et gros. Il pointait trop du doigt ce qui selon lui était intéressant, et cela m’a parfois rebuté. De même j’ai eu du mal avec les personnages dépeints, et encore plus de mal à vraiment comprendre qui était qui. Rien de plus désagréable que de se sentir perdu juste à cause de cela.

Mais au fil de la lecture, j’ai davantage apprécié et l’histoire, et les personnages. Anthony Trollope peut-être plus subtil que ce que j’ai trouvé au départ. Et il peut être féroce par moments, et très ironique.

Certains hommes qui n’arrivent à tromper personne finissent parfois par réussir à se tromper eux-mêmes.

Miss MacKenzie est un personnage très intéressant, de part son caractère et sa manière de faire et de penser. Elle apparaît comme une petite souris au début, mais se révèle être une vraie force de la nature ensuite.

Si les 50 premières pages ont été un peu difficiles, j’ai lu le reste du roman en un rien de temps ! La fin est assez prévisible, mais n’en perd pas pour autant de saveur. Ce livre m’a donné envie de tenter une nouvelle incursion dans l’univers de cet auteur !

Masses critiques sur Babelio

8 octobre 2014 at 12 h 06 min

Masses critiques

Sur le site Babelio sont régulièrement organisées des « Masses critiques ». Le principe est simple : n’importe qui choisit dans une liste d’ouvrages ceux qu’il aimerait lire. Un tirage au sort est effectué et si vous êtes chanceux, vous recevez l’un des livres choisi gratuitement. Vous avez ensuite un mois dès la réception de l’ouvrage pour en effectuer une critique sur le site. Bonne ou mauvaise, peu importe pourvu qu’elle soit fournie (pas de « ce livre était super génial » tout simple, il faut argumenter). Les conditions pour participer sont simples : il faut juste être inscrit sur Babelio et y avoir déjà publié des critiques.

Les éditeurs y trouvent un grand intérêt à mon avis, car cela leur permet d’avoir des critiques rapidement, et de donner une certaine audience à un ouvrage. En tout cas, cela fonctionne à plein avec moi car j’ai tendance à faire la critique sur Babelio, mais également la reproduire sur le Coin des lecteurs, forum de lecture auquel je participe depuis des années. Et si l’ouvrage m’a marquée, dans un sens négatif ou positif, j’ajoute également ma critique sur Amazon. Et maintenant ici !

Un conseil pour ceux que cela intéresse : si la Masse Critique comment le jeudi tant à telle heure, y être dès les premières minutes. J’ai voulu participer à une masse critique sur les BD mais quelques heures après l’ouverture, il n’y avait déjà plus de possibilité de participer. Et pour ma dernière Masse Critique, j’ai beau m’être connectée à peine 20 minutes après le début, deux des livres que j’avais repérés n’avaient déjà plus de possibilité d’inscription.

Un bon moyen de découvrir de nouvelles lectures !

Nympheas noirs de Michel BUSSI

4 octobre 2014 at 10 h 36 min

Nymphéas noirs de Michel Bussi

Il y a des romans qui vous trottent dans la tête longtemps après que vous les ayez finis, et ce même si vous n’avez pas l’impression que ça va être le cas au moment où vous avez tourné la dernière page. C’est le cas de Nymphéas noirs, un polar de Michel Bussi. J’ai voulu le lire suite car j’ai trouvé de très bonnes critiques à droite et à gauche.

Le roman s’ouvre sur deux phrases qui m’ont tout de suite accrochée :

Trois femmes vivaient dans un village.
La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste.

Le roman se déroule à Giverny, village où vécu Monet. Et celui-ci plane sur toute l’histoire. Un meurtre vient d’être commis et l’inspecteur Laurenç Serenac est chargé de l’enquête. Bientôt, il tombe sous le charme de la belle institutrice, sous le regard de la vieille du village qui semble tout savoir.

J’avoue qu’au cours de la lecture, j’étais un peu déçue. Oui, c’est bien écrit. Oui les personnages sont vivants, crédibles, attachants : Michel Bussi écrit d’une manière qui me plaît, c’est fluide, on se laisse emporter très rapidement par son style. Oui, on suit l’enquête avec plaisir. Mais j’ai eu l’impression très tôt d’avoir trouvé le fin mot de l’histoire. Rien de plus désagréable que de découvrir le pot aux roses avant que le romancier ne se décide à tout dévoiler. A maligne, maligne et demie… J’ai été menée en bateau de manière magistrale, jusqu’au dénouement final si simple mais si compliqué à la fois. Un vrai régal !! L’un de mes coups de cœur de l’année.

L’île déserte : mes livres préférés

3 octobre 2014 at 20 h 10 min

On s’est tous posé un jour la question (ou un petit malin de notre entourage nous l’a posée) de savoir quels sont les 5 livres qu’on emporterait sur une île déserte (allez savoir pourquoi, dans mon esprit c’est systématiquement parce qu’on s’y est échoué suite à une catastrophe !!) Essayez de poser la question c’est assez drôle : tout le monde va vous énoncer ses livres préférés, alors qu’en fait il serait bien plus judicieux de citer « Chasser avec des cailloux et du bois », « installer son chauffe-eau solaire à partir de rien », « Man versus Wild : tout pour s’en sortir » ou autre ouvrage du même genre.

Ceci étant posé, et n’étant pas plus maligne que la moyenne, je choisis donc d’emporter mes livres favoris. Voici ma sélection :

– tout d’abord un indispensable, l’un des romans de Jane Austen. Entre Raison et sentiments et Orgueil et préjugés mon cœur balance. Les autres sont ou trop courts, ou moins passionnants selon moi. Si j’étais futée, j’aurais pris une édition qui comporte les 2 romans. Une telle édition existe, mais c’est un peu tricher de la choisir. Alors je crois que je pencherai pour le second. Raison et sentiments et plus long, mais Orgueil et préjugés tellement plus incisif !!

orgueil-et-prejuges-307101

– ensuite, je ne pourrait jamais passer plus de 18 mois sans relire l’un des tomes de ma série fétiche, Harry Potter. Comme il n’existe pas encore d’édition comportant tous les tomes en un seul, il faut bien faire un choix. Peu difficile dans mon cas, tant l’un des volumes sort du lot : Harry Potter et la coupe de feu. Quand je relis la série, c’est toujours celui que je dévore le plus rapidement, qui me fait le plus rire, le plus vibrer. Le côté quête chevaleresque sans doute…

2000_Harry Potter et la coupe de feu

– ajoutons à cela l’un des romans que j’ai le plus relu dans la vie, Au Bonheur des Dames d’Emile Zola. Assez long pour me tenir quelques heures si j’en trouve le temps entre deux tâches pour survivre.

au-bonheur-des-dames_couv

– le quatrième livre ne peut être qu’un recueil des enquêtes de Sherlock Holmes. Le tome 1 paru chez Robert Laffont il y a des années. J’ai lu et relu ces nouvelles durant des années, avant de m’intéresser aux pastiches dont certains sont excellents, et d’autres ratés pour ne pas dire plus.

couv23987440

– maintenant les choses se corsent. Quid du dernier livre ? Il y a des livres que j’aime, mais rien de flagrant. Encore une fois, si j’avais le droit d’emporter une série, ce serait celle de l’Assassin Royal de Robin Hobb. Mais en l’occurrence, un tome seul n’a guère de sens… A force de me creuser les méninges, un autre livre m’est venu à l’esprit. Partir sur une île déserte sans Subaru et Seishiro ? Jamais !! Le dernier livre sera donc le tome 4 de Tokyo Babylon, le chef-d’oeuvre de Clamp.

CVT_Tokyo-Babylon-Tome-4-_7726

Et voilà comment perdre 30 minutes sur des broutilles !! Mais le choix est assez varié finalement non ?