Une Plum sous le sapin de Janet Evanovich

20 octobre 2014 at 10 h 36 min

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Je parlerai sans doute un jour de la série des Stéphanie Plum de Janet Evanovich. C’est l’une des meilleures séries de Chick litt/roman policier que j’ai lu ces dernières années. On peut même dire que je suis fan !

Ici, je me contenterai de parler des deux livres de nouvelles mettant en scène Stéphanie Plum et Diesel. Stéphanie Plum est chasseuse de primes. Pas très douée dans son boulot mais elle se débrouille. Ici, nous avons droit à deux nouvelles histoires de Stéphanie avec Diesel, un homme assez mystérieux.

Une Plum sous le sapin. Stéphanie doit retrouver Pierre Nauëlle. Pour cela, elle va être aidée par Diesel, un beau gosse débarqué d’on ne sait où et qui va s’incruster.

Recherche Valentin désespérément. La seconde nouvelle se passe quelques mois plus tard à la Saint-Valentin. Stéphanie accepte pour retrouver un DDC de remplir un boulot plutôt atypique pour elle : agent matrimonial. Diesel fait sa réapparition pour l’aider.

Autant prévenir, ces 2 histoires sont quand même un cran nettement en dessous des autres aventures de Stéphanie. Le côté un peu surnaturel ne colle pas du tout à l’univers de Stéphanie Plum. Diesel m’a paru très artificiel par rapport aux personnages habituels que croise notre héroïne.
Reste le fait qu’on retrouve avec un IMMENSE plaisir tous les personnages gravitant habituellement autour de Stéphanie. La seconde nouvelle m’a plus particulièrement plu, et je me suis retrouvée à pouffer de rire comme une idiote devant certaines situations.

Un bon moment de lecture en attendant la publication de la suite des aventures de Stéphanie, mais pas forcément à recommander aux non initiés à l’univers de notre chasseuse de primes.

L’Anneau de Salomon de Jonathan Stroud

20 octobre 2014 at 9 h 47 min

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De toute façon, tant qu’à avoir une mort horrible, autant y mettre du style.

Nous retrouvons Bartiméus, le djinn de quatrième niveau, toujours aussi bavard, débrouillard, sarcastique, intenable… Les événements racontés ici se déroulent des siècles avant ceux de la Trilogie de Bartiméus. Salomon règne alors sur Israël, et le pouvoir de son anneau magique lui assure la soumission de tous. Il demande à plusieurs reprises la main de Balkis, reine de Saba. Devant ses refus, il devient menaçant et la reine envoie Asmira, prêtresse gardienne et combattante hors pair, voler l’anneau et tuer son possesseur.

J’étais impatiente de lire ce roman, car j’avais adoré la Trilogie précédente (enfin, suivante dans l’ordre chronologique). Mais j’avoue être finalement déçue. D’une part, à cause de l’histoire : ça se traîne en longueur et j’ai eu du mal à y entrer. D’autre part, à cause du personnage d’Asmira. Tout comme Kitty, elle m’a insupportée et je l’ai trouvée d’une bêtise sans nom. Elle aurait mérité qu’on la secoue un peu pour lui remettre les idées en place. Pour une combattante aguerrie, je la trouve plutôt irréfléchie et idiote.

Ce qui fait que ce roman se lit quand même avec plaisir, ce sont les passages racontés par Bartiméus. Y’a pas à dire, il m’avait manqué !

— Je crois qu’il nous a pardonné, Faquarl ; regarde, il sourit, j’achève dans un coassement.
— Bartiméus… Je te rappelle qu’on a la tête en bas.
— Ah. Zut, oui, c’est vrai.

Toujours aussi drôle, j’ai bien ri à ses remarques, idées et autres notes de bas de page.

Mais on voit bien que ça n’est pas passé, et qu’il rejette toute la faute sur moi (Les coups d’œil mauvais qu’il me lance ainsi que sa froideur quand je passe par là sont très révélateurs. D’accord, ce sont des détails subtils, mais comme je suis très perspicace, ils ne m’ont pas échappé. Quant aux moments où il brandit les poings en maudissant mon nom et en me menaçant de tous les dieux de l’Égypte, ils ne font que renforcer mon hypothèse).

J’étais toujours impatiente d’en arriver aux passages où il est le narrateur. Donc rien que pour ça, je ne regrette pas ma lecture. Mais c’est dommage qu’il manquait la petite étincelle pour rendre cette histoire à la hauteur des premiers romans…

La trilogie de Bartimeus de Jonathan Stroud

17 octobre 2014 at 20 h 57 min

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Tome 1 : L’Amulette de Samarcande. Nathaniel est un jeune sorcier surdoué qui vit dans un Londres imaginaire du XXIème siècle. Les sorciers sont alors l’élite de la société, et l’Empire britannique règne sur le monde.
Pour se venger d’une humiliation, Nathaniel décide d’invoquer un démon. Mais pas n’importe lequel : Bartiméus, un djinn (surtout ne pas l’appeler « démon ») très puissant. A eux deux, ils vont vivre une aventure périlleuse.

Tome 2 : L’œil du Golem. Quelques années plus tard, on retrouve Nathaniel, très ambitieux, confronté à un problème de taille : une résistance, dont fait partie la jeune Kitty, une plébéienne (masse de ceux qui ne sont pas sorciers) et à des événements étranges qui provoquent de nombreux désastres. Sachant qu’il n’a pas le droit à l’erreur, il décide de rappeler Bartiméus pour l’aider dans sa tâche.

Tome 3 : La Porte de Ptolémée. Deux ans après les événements qui se déroulent dans l’œil du Golem, on retrouve Nathaniel dans un Londres en proie au chaos : agitation, émeutes, soulèvement des colonies lointaines… L’autorité des magiciens faiblit. Nathaniel est arrivé au sommet, Kitty continue de se cacher et Bartiméus s’affaiblit sous le joug de son maître. Ils vont devoir s’unir pour lutter contre un coup d’état.

Cette trilogie est vraiment excellente. L’histoire, qui dans le 1er tome peut paraître assez simple, se complexifie par la suite. On a même droit à une réflexion sur le pouvoir et l’autorité. Dommage que certaines révélations soient un peu trop faciles à deviner cependant, on lit sans déplaisir. Le second tome est à mon avis plus faible que les autres : certainement parce que je n’ai pas trop accroché avec l’histoire de la Résistance, très présente. Le 3ème tome en revanche est fantastique. Le style est assez simple et accrocheur. Chaque chapitre suit un des personnages principaux (Bartiméus, Nathaniel, Kitty), ce qui permet d’avoir différents points de vue. Le plus de cette série, ce sont les notes de bas de pages de Bartiméus.

Hé oui, quand il raconte, il ne peut s’empêcher de dévier du sujet et utilise ce moyen pour faire des petites remarques. Les personnages sont très attachants. On suit leur évolution au cours des tomes (même Bartiméus qui peut paraître toujours le même révèle d’autres aspects dans le 3ème tome). Kitty, que j’ai eu du mal à apprécier dans le 2d tome, est en revanche très sympathique dans le 3ème. Nathaniel a tout du gamin odieux, imbu de lui-même et de sa fonction, mais au fond très droit et en proie au doute. Quant à Bartiméus, il est tout simplement merveilleux !!!

Un brin mégalomane, insupportable, incontrôlable, bavard, irrespectueux envers son maître mais on ne peut plus sympathique, et irrésistiblement drôle !!

C’est une bonne série de fantasy destinée aux jeunes.. et moins jeunes !

Sept jours pour une éternité de Marc Levy

17 octobre 2014 at 20 h 38 min

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Parlons de choses qui fâchent : je vais critiquer pour une fois un roman que j’ai positivement détesté. Il y a quelque années, intriguée par la notoriété de Marc Levy, j’ai voulu lire un de ses romans voir si son succès était justifié. J‘ai choisi de lire Sept jours pour une éternité car l’histoire me plaisait bien. Dieu et le Diable, lassés de s’affronter depuis des siècles, décident de jouer une dernière partie : chacun met dans le jeu son meilleur élément, celui qui gagne décide du sort de l’humanité.

J’ai été horriblement déçue. Pire que ça. Le style de l’auteur ne me plait pas du tout, il n’a rien d’original et est même fade. Illisible et sans saveur. Même des amateurs sur Internet écrivent mieux. Le concept de base de l’histoire est plutôt sympa mais les personnages… J’ai trouvé l’ange d’une mièvrerie écœurante et le démon d’une méchanceté pathétique. Je n’ai pas cru une seconde à leur soi-disant idylle et au bout de 50 pages (oui, j’ai quand même tenu jusque là !) j’ai décidé de ne pas continuer. J’ai juste lu la fin pour savoir si c’était aussi inconsistant que le reste et j’ai l’impression que j’ai eu raison de ne pas tout lire. Et j’ai eu raison. J’ai lu des romans à l’eau de rose mieux écrit et bien plus passionnants que ce roman.

Je précise que je ne critique pas Marc Lévy juste parce qu’il est « grand public ». On m’a déjà reproché de ne pas l’aimer uniquement pour cette raison. Mon livre favori est Harry Potter, j’adore Eric Emmanuel Schmitt, Sophie Kinsella ou Jean-Christophe Grangé, auteurs très populaires s’il en est. Non je ne déteste pas Marc Lévy parce qu’il est populaire, je ne l’aime pas car il écrit mal selon moi et qu’il n’y a aucune profondeur dans l’histoire, dans ses personnages, dans son récit. Plat plat et plat….. Je ne base pas uniquement sur ce roman, j’ai lu Et si c’était vrai, son grand succès. Qui se lit et est nettement au dessus de Sept jours pour une éternité, mais qui ne provoque pas non plus en moi de réel enthousiasme ou de ce souffle qui vous emmène très loin…

Totto-chan, la petite fille à la fenêtre de Tetsuko Kuroyanagi

17 octobre 2014 at 19 h 44 min

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Tetsuko, dite Totto-chan, est une petite japonaise de 6 ans qui vient de se faire renvoyer de son école. Sa mère décide alors de l’inscrire dans un nouvel établissement tenu par un pédagogue hors pair : M. Kobayashi. Totto-chan va très vite s’intégrer et nous faire découvrir cette école hors du commun.

J’ai découvert ce roman totalement par hasard chez mon libraire il y a des années. La couverture rose pastel ainsi que le titre (très ressemblant à deux de mes surnoms) m’ont attiré l’oeil. Je l’ai acheté sur un coup de coeur (assez rare chez moi, je mets beaucoup de temps pour me décider d’ordinaire) et ne le regrette pas !! Cette histoire autobiographique (elle se déroule au moment de la 2ème Guerre Mondiale qui est cependant quasi absente du roman) est vraiment bien. L’héroïne, vive et enjouée, est très attachante, tout comme ses camarades de classe. Ses petites bêtises, ses découvertes, son quotidien scolaire sont une joie à découvrir. On est attendri, touché, ému et on rit beaucoup par moments. On retrouve un petit goût d’enfance. L’auteur nous offre la vision d’une école qu’on aurait tous aimé avoir, une école vers laquelle on se précipiterait le matin avec bonheur. Le directeur est un merveilleux pédagogue, l’enseignant que l’on peut rêver d’avoir, ou que l’on a eu. Il comprend parfaitement les enfants et fait tout pour leur donner du bonheur et les instruire. L’écriture est simple, sans prétention, cela se lit très vite. J’ai cependant été gênée à une ou deux reprises par certains éléments d’histoire inconnus en Occident mais qui ne comptent que quelques lignes, et ne changent rien à l’ensemble de l’histoire. Ce n’est qu’aujourd’hui, où je connais mieux le Japon et notamment le système scolaire très rigide obligeant les enfants à vivre dans un moule, que je comprends à quel point l’école de M. Kobayashi est exceptionnelle. Un gros coup de coeur !!

La Porte des Enfers de Laurent Gaudé

17 octobre 2014 at 19 h 29 min

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Matteo, jeune père de famille et mari comblé voit son univers s’effondrer au cours d’une fusillade. Il va alors entamer le sombre chemin de la vengeance et du désespoir et croiser sur sa route de l’aide inattendue… Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous plomber la lecture (surtout ne pas lire la quatrième de couverture, elle en révèle beaucoup trop, je trouve!).

C’est un roman vraiment merveilleux !! J’ai été tout de suite prise par l’histoire. Le roman alterne les va-et-vient entre le présent en 2002 et les événements passés en 1980. Difficile au départ de bien tout comprendre mais on ressent fortement les choses, les sentiments des personnages. On s’approprie la douleur des parents, on observe le lien qui les unissait s’étioler, on se demande jusqu’où Filippo va aller pour se venger. L’auteur s’attache à montrer la part de vie que les morts nous volent, et la part de mort qu’il y a en chacun de nous. Ce drame très particulier trouve un écho en nous car qui n’a pas perdu un être cher ?

C’est captivant de bout en bout. Le réel cède peu à peu place au fantastique. Un roman plein de désespoir mais aussi d’espoir. C’est superbe, ce mythe d’Orphée revisité m’a bouleversé de bout en bout. Je ne peux qu’en conseiller vivement la lecture. Quant à moi je vais me précipiter sur les autres romans de cet auteur !

La Tendresse des Loups de Stef Penney

17 octobre 2014 at 19 h 04 min

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A la fin du 19ème siècle, dans un petit village à la frontière du Grand Nord, un trappeur est retrouvé assassiné. Mme Ross, qui a découvert le cadavre s’inquiète : et si son fils disparu depuis le drame avait lui aussi des ennuis ? Elle va se lancer à sa poursuite accompagné d’un pisteur indien.

Je suis assez mitigée sur ce roman. Je suis allée au bout des 600 pages sans me forcer, c’est donc qu’il n’était pas mauvais. Mais j’ai été surprise. Je m’attendais à quelque chose de plus « sauvage », davantage de nature brute et de solitude (plutôt quelque chose dans le style des romans de Nicolas Vanier). Elle est présente, mais très peu par rapport à ce que j’espérais. Au contraire, on voit davantage les relations entre les divers personnages, et la majorité de l’action se passe en ville. De plus, il reste beaucoup de questions non résolues à la fin et j’avoue que ça m’a un peu déçue.

Sinon, c’est plutôt bien écrit. Le récit est raconté alternativement selon le point de vue des divers personnages. Les relations entre les protagonistes sont bien rendues et pas stéréotypées. Et le mystère autour de la mort du trappeur donne toujours envie d’aller plus loin dans la lecture.

Donc au final un roman agréable, qui m’a surtout déçue car j’en attendais autre chose.

Le journal de Mr Darcy d’Amanda Grange

17 octobre 2014 at 18 h 28 min

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Vous connaissez Orgueil et préjugés ? Mme Bennet, qui cherche par tous les moyens à marier ses 5 filles, l’amour naissant entre Jane, l’aînée, et Mr Bingley, et Elisabeth et Mr Darcy… L’histoire est donc connue, sauf qu’ici nous avons le point de vue de Fitzwilliam Darcy.

e suis assez mitigée sur ce roman contrairement au Journal du Colonel Brandon. Oui, c’est un réel plaisir de retrouver les personnages du roman de Jane Austen. J’ai aimé tout ce qu’Amanda Grange a imaginé autour des indices laissés dans Orgueil et Préjugés pour combler les « blancs » et imaginer une fin un peu plus prolongée.

Par contre, même si c’est bien écrit, n’est pas Jane Austen qui veut. Son style, son humour, sa façon de raconter. Amanda Grange ne fait malheureusement qu’une pâle redite, sans l’humour qui caractérise son illustre modèle. J’ai également été déçue que ce soit si proche du roman originel, au point qu’on s’ennuie presque par moments.

En résumé, ce roman est dispensable, même s’il est agréable à lire. Les passages sortis de l’imagination d’Amanda Grange sont les seuls qui donnent sa réelle valeur à ce roman sans prétention.

Les Etranges dossiers de Fremont Jones de Dianne Day

17 octobre 2014 at 18 h 22 min

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Fin du XIXème siècle à San Francisco. Fremont Jones fuit la côte Est et le remariage de son père pour acquérir son indépendance. Elle créé une affaire de dactylographie qui fonctionne bien. Très vite, de petits mystères vont se glisser dans ses activités : qui est l’auteur des nouvelles gothiques qu’elle est chargée de mettre en forme ? Qu’en est-il vraiment de la mort d’un des parrains de la mafia chinoise, un de ses clients ? Qui est réellement son séduisant voisin ?

Ne cherchez pas de grandes énigmes dans ce petit roman policier sans prétentions. Le personnage de Fremont Jones est attachant et amusant. Il n’y a pas réellement d’enquête policière à strictement parler, ce sont plutôt des petits mystères à résoudre. Pour ma part, j’adore ce type de roman policier, où les personnages sont mis en avant et l’enquête policière est très légère et semble s’adapter naturellement à la vie du personnage principal. Il y a trois autres tomes avec le même personnage, j’aimerais bien les trouver car ils ne sont plus édités…

Cul de sac de Douglas Kennedy

17 octobre 2014 at 9 h 25 min

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Nick 38 ans décide de tout larguer pour répondre à ses questions personnelles. Il part pour un périple en Australie, bien loin de se douter de ce qui l’attend. Il va rencontrer Angie, et tout se met à déraper pour Nick.

Ce roman de Douglas Kennedy est le premier que je lis de cet auteur. J’ai été agréablement surprise. On sent « vivre » les personnages, c’est prenant et bien écrit. Je n’ai pas lâché ma lecture avant la fin, mais il est vrai que le livre étant assez court, cela se lit très vite. Par contre, même si j’ai aimé l’histoire, le côté très (trop) crade et bouseux des Australiens m’a un peu rebutée.