La Tendresse des Loups de Stef Penney

17 octobre 2014 at 19 h 04 min

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A la fin du 19ème siècle, dans un petit village à la frontière du Grand Nord, un trappeur est retrouvé assassiné. Mme Ross, qui a découvert le cadavre s’inquiète : et si son fils disparu depuis le drame avait lui aussi des ennuis ? Elle va se lancer à sa poursuite accompagné d’un pisteur indien.

Je suis assez mitigée sur ce roman. Je suis allée au bout des 600 pages sans me forcer, c’est donc qu’il n’était pas mauvais. Mais j’ai été surprise. Je m’attendais à quelque chose de plus « sauvage », davantage de nature brute et de solitude (plutôt quelque chose dans le style des romans de Nicolas Vanier). Elle est présente, mais très peu par rapport à ce que j’espérais. Au contraire, on voit davantage les relations entre les divers personnages, et la majorité de l’action se passe en ville. De plus, il reste beaucoup de questions non résolues à la fin et j’avoue que ça m’a un peu déçue.

Sinon, c’est plutôt bien écrit. Le récit est raconté alternativement selon le point de vue des divers personnages. Les relations entre les protagonistes sont bien rendues et pas stéréotypées. Et le mystère autour de la mort du trappeur donne toujours envie d’aller plus loin dans la lecture.

Donc au final un roman agréable, qui m’a surtout déçue car j’en attendais autre chose.

Le journal de Mr Darcy d’Amanda Grange

17 octobre 2014 at 18 h 28 min

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Vous connaissez Orgueil et préjugés ? Mme Bennet, qui cherche par tous les moyens à marier ses 5 filles, l’amour naissant entre Jane, l’aînée, et Mr Bingley, et Elisabeth et Mr Darcy… L’histoire est donc connue, sauf qu’ici nous avons le point de vue de Fitzwilliam Darcy.

e suis assez mitigée sur ce roman contrairement au Journal du Colonel Brandon. Oui, c’est un réel plaisir de retrouver les personnages du roman de Jane Austen. J’ai aimé tout ce qu’Amanda Grange a imaginé autour des indices laissés dans Orgueil et Préjugés pour combler les « blancs » et imaginer une fin un peu plus prolongée.

Par contre, même si c’est bien écrit, n’est pas Jane Austen qui veut. Son style, son humour, sa façon de raconter. Amanda Grange ne fait malheureusement qu’une pâle redite, sans l’humour qui caractérise son illustre modèle. J’ai également été déçue que ce soit si proche du roman originel, au point qu’on s’ennuie presque par moments.

En résumé, ce roman est dispensable, même s’il est agréable à lire. Les passages sortis de l’imagination d’Amanda Grange sont les seuls qui donnent sa réelle valeur à ce roman sans prétention.

Les Etranges dossiers de Fremont Jones de Dianne Day

17 octobre 2014 at 18 h 22 min

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Fin du XIXème siècle à San Francisco. Fremont Jones fuit la côte Est et le remariage de son père pour acquérir son indépendance. Elle créé une affaire de dactylographie qui fonctionne bien. Très vite, de petits mystères vont se glisser dans ses activités : qui est l’auteur des nouvelles gothiques qu’elle est chargée de mettre en forme ? Qu’en est-il vraiment de la mort d’un des parrains de la mafia chinoise, un de ses clients ? Qui est réellement son séduisant voisin ?

Ne cherchez pas de grandes énigmes dans ce petit roman policier sans prétentions. Le personnage de Fremont Jones est attachant et amusant. Il n’y a pas réellement d’enquête policière à strictement parler, ce sont plutôt des petits mystères à résoudre. Pour ma part, j’adore ce type de roman policier, où les personnages sont mis en avant et l’enquête policière est très légère et semble s’adapter naturellement à la vie du personnage principal. Il y a trois autres tomes avec le même personnage, j’aimerais bien les trouver car ils ne sont plus édités…

Cul de sac de Douglas Kennedy

17 octobre 2014 at 9 h 25 min

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Nick 38 ans décide de tout larguer pour répondre à ses questions personnelles. Il part pour un périple en Australie, bien loin de se douter de ce qui l’attend. Il va rencontrer Angie, et tout se met à déraper pour Nick.

Ce roman de Douglas Kennedy est le premier que je lis de cet auteur. J’ai été agréablement surprise. On sent « vivre » les personnages, c’est prenant et bien écrit. Je n’ai pas lâché ma lecture avant la fin, mais il est vrai que le livre étant assez court, cela se lit très vite. Par contre, même si j’ai aimé l’histoire, le côté très (trop) crade et bouseux des Australiens m’a un peu rebutée.

Le Mystère Sherlock de J.M. Erre

14 octobre 2014 at 14 h 54 min

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Entendons-nous bien, je suis fan de Sherlock Holmes. Et ce depuis mon adolescence. J’ai lu et relu de nombreuses fois les écrits de Conan Doyle. Puis je me suis attaquée à toute la littérature autour du personnage, j’ai adoré la série avec Jeremy Brett. Tout ça pour dire que dans le domaine de Sherlock Holmes, il y a du bon, de l’excellent, et du très mauvais. J’en ai assez lu et vu pour différencier.

Pour moi, le Mystère Sherlock est l’un des meilleurs pastiches holmésiens que j’ai lus. Et pourtant, nulle part Sherlock Holmes n’est présent en personne, même si son ombre plane sur toutes les pages.

L’histoire de base est complètement loufoque : des universitaires spécialistes de Sherlock Holmes (oui oui, dans ce roman ça existe !) se retrouvent pour un colloque en Suisse. L’enjeu est de taille : devenir le titulaire de la toute nouvelle chaire d’holmésologie. Mais peu à peu, dans l’hôtel bloqué par la neige, la peur s’installe avec la mort de plusieurs d’entre eux.

Contrairement à ce que le résumé peut laisser penser, ce roman est écrit sur le mode humoristique. Personnellement, j’ai aimé ce ton mais il est vrai qu’à certains moments cela peut sembler un peu lourd. Par exemple, l’insistance sur la sénilité du professeur Bobo est pesante après avoir fait rire une ou deux fois.

J’ai aussi regretté de trouver le fin mot de l’histoire très vite (presque dès le début je dirais) mais cela n’a en rien enlevé de la saveur à ma lecture.

Même si j’ai adoré ce roman, je ne sais pas du tout si un non-fan peut s’y retrouver tant les références diverses sont nombreuses. C’est plus un livre sur les holmésiens que sur Sherlock Holmes, et il faut être un minimum toqué du grand détective pour apprécier pleinement à mon avis. Et on sent que JM Erre est un fan, et qu’il connaît son sujet !

H comme Holmésien : Mammifère bibliophile vouant une passion à Sherlock Holmes. Les spécialistes – à l’université et à l’hôpital – distinguent plusieurs catégories d’holmésiens. Les niveaux 1 à 3 désignent les amateurs du détective anglais créé par Arthur Conan Doyle en 1887. Ils aiment à lire et à relire les quatre romans et cinquante-six nouvelles qui forment le « Canon » holmésien, scrutent la sortie en librairie des innombrables pastiches consacrés à Holmes, et ne rechignent pas à s’aventurer dans les enquêtes des concurrents, Hercule Poirot ou Harry Dickson. Pour résumer, mis à part une tendance un peu pénible à s’exclamer à tout propos « Élémentaire mon cher Watson », ils sont inoffensifs.
Les niveaux 4 à 6 correspondent à des holmésiens initiés. Pour ces adulateurs du Canon, la frontière en la fiction et la réalité se trouble par moments. On se met à privilégier le texte original en anglais, on se lance dans des analyses textuelles, on adhère à une « société holmésienne », on suit des colloques. Bref, on commence à fatiguer ses proches.
Enfin les holmésiens de niveaux 7 à 10 forment une caste à part. Pour eux, les choses sont claires : Sherlock Holmes à bel et bien existé et Conan Doyle n’était que l’agent littéraire du docteur Watson, biographe du détective londonien. A ce stade, la fiction n’existe plus, les écrits de Watson sont parole d’Évangile, l’étude des textes sacrés devient le centre de toutes les préoccupations, on s’attaque à énigmes métaphysiques fondamentales comme la date de naissance de Holmes ou le nombre de mariage de Watson.
Et, dans le meilleur des cas, on essaie de prendre ses pilules tous les matins.

Une excellente lecture que je recommande vivement !

Le Journal du Colonel Brandon d’Amanda Grange

8 octobre 2014 at 14 h 05 min

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Je me suis lancée dans la lecture du Journal du Colonel Brandon en étant à la fois impatiente et anxieuse. Impatiente parce que le Colonel Brandon est mon personnage masculin préféré de l’oeuvre de Jane Austen. Ceux qui me connaissent savent que je voue un culte à l’acteur qui l’incarnat si magnifiquement dans l’adaptation d’Ang Lee. Anxieuse car j’avais peur d’être déçue. J’avais bien apprécié le Journal de Mr Darcy du même auteur, ce qui ne m’avait pas empêché d’être critique sur plusieurs choses. Or ici, nulle déception !!

J’avais reproché au précédent roman de cet auteur d’être beaucoup trop fidèle au roman original, et de se poser en redite de celui-ci. Avec le Journal du Colonel Brandon, je n’ai pas du tout eu cette impression au contraire !!

Le roman commence plus de 15 ans avant les événements que raconte Jane Austen. Au moment où James Brandon, encore jeune homme, est fou amoureux d’Eliza Williams, la pupille de son père. Nous sont ensuite décrits tous les événements de sa vie jusqu’à sa rencontre avec les soeurs Dashwood. Celle-ci n’intervient qu’à un bon tiers du roman. J’ai vu que c’est ce qui avait grandement désappointé certaines lectrices de ce livre, mais pour ma part j’ai vraiment adoré ! On peut ainsi suivre le jeune James, et le voir évoluer, devenir l’homme qui déplaît à Marianne lors de leur rencontre à cause de son humeur taciturne et mélancolique. La suite du roman est fidèle à ce que raconte Jane Austen, mais sans être complètement un copier-coller. On n’a pas comme dans le Journal de Mr Darcy des dialogues entiers repris.

En fait mon seul regret est que Amanda Grange a légèrement modifié ce qui arrive à la pupille de Brandon, modifiant ainsi la façon dont Marianne accepte de se marier avec lui. Je me souviens que j’avais été déçue quand je l’avais lu dans Raison et sentiments, mais au final je trouve que comme souvent Jane Austen est tombée juste et que son choix est plus pertinent que celui d’Amanda Grange.

Par contre, Amanda Grange a réussi dans ce roman à trouver un peu de l’humour piquant de son modèle en proposant certains personnages assez amusants et décrit avec un peu de l’humour de Jane Austen.

Bref, pour moi ce livre est une réussite.

Fleur de Neige de Lisa See

8 octobre 2014 at 14 h 00 min

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Fleur de Lis est née dans une famille paysanne dans la Chine du 19ème siècle. Son destin est tracé puisqu’elle est une femme : avoir les pieds bandés, faire le meilleur mariage possible et avoir des enfants, surtout des fils. Mais Fleur de Lis a des pieds parfaits, et va donc pouvoir s’élever dans la hiérarchie sociale, et surtout avoir une laotong, c’est-à-dire une amie, une confidente, presque une sœur. Ce sera Fleur de Neige, issue d’une famille lettrée et au riche passé. On va suivre la vie de ces deux fillettes dans l’univers clos des intrigues de femmes.

C’est vraiment une histoire bouleversante. On découvre la vie quotidienne des femmes de cette époque et toute la cruauté qui y est liée. Considérées comme des « branches mortes » les femmes sont délaissées, par leur famille même.

Aujourd’hui encore, après toutes ces années, j’ai de la peine en repensant aux sentiments que ma mère m’inspira ce jour-là. Je vis avec une clarté confondante que je ne comptais pas le moins du monde à ses yeux. J’étais son troisième enfant, une fille de surcroìt- c’est-à-dire sans valeur – et trop insignifiante pour qu’elle perde son temps à s’occuper de moi avant d’avoir la certitude que je passe le cap de mes jeunes années.

Le supplice des pieds bandés est perpétué par celles-là même qui en ont cruellement souffert (ces scènes sont particulièrement dures, voire insoutenables, autant prévenir). On est vraiment révolté en lisant.

Lorsque la souffrance s’avérait insoutenable et que mes larmes mouillaient mes bandages ensanglantés, ma mère venait me parler à l’oreille et m’encourageait à supporter une heure, un jour, une semaine de tourments supplémentaire, en me rappelant le bonheur qui m’attendait si je tenais bon un peu plus longtemps.

Tout le roman est superbe, jusqu’à la révélation finale.

Un vrai bijou à découvrir !!

Le poids des secrets d’Aki Shimazaki

8 octobre 2014 at 12 h 33 min

Bien que très intéressée par le Japon et sa culture, j’ai toujours eu une certaine répugnance à me lancer dans la littérature nippone. Les mangas pas de souci, mais allez savoir pourquoi j’ai une image (forcément erronée) d’une littérature complexe, torturée et pas facile d’accès.

J’ai voulu surmonter ça. Mis à part le classique Haruki Murakami et son Kafka sur le rivage, je n’ai jamais trouvé (ni vraiment cherché) de roman à mon goût. Il y a quelques mois, j’ai voulu surmonter cette lacune. Après des recherches, j’ai décidé de tenter de lire la série du Poids des secrets de Aki Shimazaki. Et je n’ai pas eu à regretter ce choix.

Cet auteur est japonaise et vit au Canada. Ses influences sont visiblement autant japonaises qu’occidentales. Peut-être ceci explique-t-il que son style soit si facile d’accès…

Sa pentalogie Le poids des Secrets comporte 5 volumes. Chacun se centre sur un personnage différent, tous étant reliés les uns aux autres par une histoire commune. J’avais un peu peur que ce soit redondant, mais l’auteur fait plus que raconter un même événement vu par divers personnages.

Aki Shimazaki

Tsubaki est le premier tome. Il raconte l’histoire de Yukiko. Cette désormais grand-mère va raconter son enfance dans le Japon de la guerre, jusqu’à un jour tragique dans sa vie.

Hamaguri nous montre le point de vue de Yukio, un adolescent japonais que Yukiko a rencontré.

Tsubame se centre sur la vie de Mariko, la mère de Yukiko.

Wasurenagusa est le tome consacré à Kenji, le père de Yukio.

Enfin, Hotaru est une sorte de synthèse, contée par la petite fille de Mariko.

J’avais très peur que ce soit glauque, sombre, trop triste. En effet, l’histoire n’est pas gaie. Mais j’ai aussi été soufflée par la beauté de l’écriture de Aki Shimazaki. Elle écrit de manière magique, magistrale. Tout est en retenu, très délicat. C’est triste oui, mais toujours juste et malgré les événements décrits, très doux.

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J’ai aussi été surprise par la réflexion faite autour de la guerre et des bombes atomiques dans le premier tome. Il est vrai que hormis les faits on n’en sait pas grand chose. Cela m’a permis d’en apprendre davantage, de réfléchir différemment.

Alors pourquoi ont-ils quand même lâché ces deux bombes, grand-mère ? Les victimes étaient pour la plupart des civils innocents. Plus de deux cent mille personnes ont été tuées en quelques semaines ! Quelle est la différence avec l’Holocauste des nazis ? C’est un crime !

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Après le premier tome, le second m’a paru un peu en dessous. Il faut dire que l’histoire était déjà connue. J’ai eu assez peur de la lassitude que j’aurais avec le troisième tome.

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Que nenni ! Cette fois-ci, l’histoire change complètement d’optique, et les événements évoqués dans les deux tomes précédents sont ici à peine effleurés.  Rien n’est répété et on entre toujours plus profondément dans la vie cachée des personnages. Je ne sais pas comment le livre a été reçu au Japon mais je l’ai trouvé assez subversif dans la mesure où l’auteur évoque la condition des Coréens, massacrés et mis au ban de la société japonaise. Ce troisième tome m’a légèrement déçue car les sentiments, qui sont le point fort du récit, m’ont semblés secondaires.

Au-dessus de moi, un couple d’hirondelles passe rapidement. Elles vont et viennent entre le toit d’une maison et un fil électrique. Elles partiront bientôt vers un pays chaud. J’aimerais bien voyager librement comme elles. Ma mère m’a dit une fois : « Si on pouvait renaître, j’aimerais renaître en oiseau. »

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Le tome suivant est plus intimiste, plus centré sur les sentiments et m’a davantage plu.

J’aimerais rencontrer la femme qui a besoin de moi et dont j’ai besoin aussi. J’aimerais dormir en la tenant dans mes bras, en touchant sa peau douce et chaude, en caressant ses cheveux, son visage, son cou…

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Enfin, le dernier tome n’offre rien de vraiment nouveau, mis à part une révélation bien légère. Ce qui est dommage mais néanmoins clôt très bien ce cycle familial.

Babel offre une très belle édition, bien traduite. Mais malheureusement, assez chère : les romans sont relativement courts (lus en moins d’une heure) mais coûtent 6,50€. Cela peut sembler cher… Mais je ne regrette pas mon achat, ces volumes occupent désormais une place de choix dans ma bibliothèque. Je me suis précipité sur l’autre série phare de cet auteur… mais j’en parlerai une autre fois !

Miss Mackenzie d’Anthony Trollope

8 octobre 2014 at 12 h 11 min

Miss Mackenzie

Je suis une grande fan de Jane Austen. Malheureusement, cet auteur n’a écrit en tout et pour tout que six romans. Et même si j’adore les lire et les relire, j’ai eu envie il y a peu de découvrir d’autres auteurs anglais du 19ème siècle, voir s’ils pouvaient être intéressants.

Suite à la lecture de critiques élogieuses, j’ai choisi de lire Miss MacKenzie, d’Anthony Trollope. L’histoire est assez basique : une femme, sans grande éducation, a joué le rôle de garde-malade pour son père puis son frère. Lorsque celui-ci décède, il lui lègue toute sa fortune. A 35 ans, elle devient une femme aisée. Vieille fille de 35 ans, elle n’a cependant pas renoncé au mariage et son nouveau statut va lui apporter plusieurs soupirants.

J’ai été un peu sceptique au début. Je suis tellement habituée à la finesse d’écriture de Jane Austen, que le style d’Anthony Trollope m’a paru un peu lourd et gros. Il pointait trop du doigt ce qui selon lui était intéressant, et cela m’a parfois rebuté. De même j’ai eu du mal avec les personnages dépeints, et encore plus de mal à vraiment comprendre qui était qui. Rien de plus désagréable que de se sentir perdu juste à cause de cela.

Mais au fil de la lecture, j’ai davantage apprécié et l’histoire, et les personnages. Anthony Trollope peut-être plus subtil que ce que j’ai trouvé au départ. Et il peut être féroce par moments, et très ironique.

Certains hommes qui n’arrivent à tromper personne finissent parfois par réussir à se tromper eux-mêmes.

Miss MacKenzie est un personnage très intéressant, de part son caractère et sa manière de faire et de penser. Elle apparaît comme une petite souris au début, mais se révèle être une vraie force de la nature ensuite.

Si les 50 premières pages ont été un peu difficiles, j’ai lu le reste du roman en un rien de temps ! La fin est assez prévisible, mais n’en perd pas pour autant de saveur. Ce livre m’a donné envie de tenter une nouvelle incursion dans l’univers de cet auteur !

Nympheas noirs de Michel BUSSI

4 octobre 2014 at 10 h 36 min

Nymphéas noirs de Michel Bussi

Il y a des romans qui vous trottent dans la tête longtemps après que vous les ayez finis, et ce même si vous n’avez pas l’impression que ça va être le cas au moment où vous avez tourné la dernière page. C’est le cas de Nymphéas noirs, un polar de Michel Bussi. J’ai voulu le lire suite car j’ai trouvé de très bonnes critiques à droite et à gauche.

Le roman s’ouvre sur deux phrases qui m’ont tout de suite accrochée :

Trois femmes vivaient dans un village.
La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste.

Le roman se déroule à Giverny, village où vécu Monet. Et celui-ci plane sur toute l’histoire. Un meurtre vient d’être commis et l’inspecteur Laurenç Serenac est chargé de l’enquête. Bientôt, il tombe sous le charme de la belle institutrice, sous le regard de la vieille du village qui semble tout savoir.

J’avoue qu’au cours de la lecture, j’étais un peu déçue. Oui, c’est bien écrit. Oui les personnages sont vivants, crédibles, attachants : Michel Bussi écrit d’une manière qui me plaît, c’est fluide, on se laisse emporter très rapidement par son style. Oui, on suit l’enquête avec plaisir. Mais j’ai eu l’impression très tôt d’avoir trouvé le fin mot de l’histoire. Rien de plus désagréable que de découvrir le pot aux roses avant que le romancier ne se décide à tout dévoiler. A maligne, maligne et demie… J’ai été menée en bateau de manière magistrale, jusqu’au dénouement final si simple mais si compliqué à la fois. Un vrai régal !! L’un de mes coups de cœur de l’année.